INNOVATION. C'est à Montaigu, dans la région nantaise, que l'industriel Edycem a construit son nouveau siège social avec son dernier béton bas-carbone, baptisé Vitaliss. Nonobstant le matériau employé, ce chantier se distingue aussi par ses spécificités architecturales. Olivier Collin, le directeur général d'Edycem, revient sur le projet mais également sur la stratégie de l'entreprise dans un contexte économique compliqué.


Le nouveau siège social d'Edycem, fabricant de béton rattaché au groupe Herige, prend ses quartiers sur le territoire de Montaigu, non loin de Nantes (Loire-Atlantique). Pour ce chantier, l'industriel a mis à l'honneur sa dernière innovation en termes de béton bas-carbone, le Vitaliss. Mais au-delà du matériau mis en œuvre par l'entreprise Morisset, le projet se distingue aussi par ses spécificités architecturales, signées par l'agence Pelleau & Associés. D'ici la fin de l'année, le site proposera des bureaux et un laboratoire d'analyses aux 85 collaborateurs qui le rejoindront.

 

 

Un nouvel écrin qui s'inscrit dans la stratégie d'Edycem, quelques mois après l'entrée en vigueur de la Réglementation environnementale 2020 et dans un contexte économique très compliqué pour les entreprises françaises, entre difficultés d'approvisionnement et flambée des prix. Entretien avec le directeur général d'Edycem, Olivier Collin.

 


Batiactu : Dans un premier temps, pouvez-vous présenter l'activité d'Edycem ?

 

Olivier Collin : Edycem compte 33 sites de production de BPE (béton prêt-à-l'emploi) plus une usine de préfabriqué. Nous sommes implantés dans le Grand Ouest de la France, couvrant une zone allant du nord du bassin d'Arcachon jusqu'à Quimper, en passant par la Charente-Maritime, la Loire-Atlantique, la Vendée, l'Ille-et-Vilaine, la Mayenne et la Sarthe. Dans le cadre de nos opérations de croissance externe, nous avons également acquis six centrales il y a deux ans. Sur l'ensemble de l'activité, nous réalisons 128 millions d'euros de chiffre d'affaires et pouvons compter sur 300 collaborateurs. Nous faisons partie du groupe Herige, qui a réalisé 712 millions d'euros de CA en 2021, et nous en constituons la 3e branche, après les activités de négoce.

 


Êtes-vous impactés par les difficultés d'approvisionnement, voire les pénuries de matériaux qui frappent actuellement le bâtiment ?

 

O. C. : Nous ne subissons pas de ruptures de matières premières dans la mesure où nous avons recours à des matériaux locaux, tels que les granulats, le ciment, les adjuvants. Edycem ne rencontre donc pas de problème pour son processus de fabrication ; en revanche,
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