Une étude américaine officielle vient de montrer le lien entre la pollution de l'air dans des milliers de logements, et des plaques de plâtres importées de Chine. Ce phénomène a entraîné chez les propriétaires des logements des problèmes de santé, mais aussi financiers.

Alors que des milliers de propriétaires américains dénonçaient depuis des années les niveaux de pollution de l'air anormalement élevés dans leurs logements, les autorités américains ont annoncé, lundi soir, avoir formellement établi un lien entre cette pollution et des plaques de plâtre importées de Chine. Une étude de la Commission de sécurité des produits de consommation (CPSC) a comparé la qualité de l'air dans 41 logements dont les habitants se plaignaient de problèmes de santé, et dix logements témoins bâtis à la même époque et dans la même région, mais sans les plaques de plâtre incriminés.

 

Les niveaux de sulfure d'hydrogène et la corrosion des métaux seraient en cause, selon la CPSC qui a reçu, à ce jour, près de 2.000 plaintes contre les plaques de plâtre, dont les importations ont été interdites. La commission cherche désormais à déterminer comment a été généré le sulfure d'hydrogène, et va «travailler avec des responsables du Congrès et de la Maison Blanche», afin de déterminer comment «aider les familles confrontées à cette question». Outre les problèmes de santé générés par la pollution de l'air, les propriétaires des logements, contraints de déménager, se sont retrouvés dans l'incapacité de revendre leurs maisons.

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