JUSTICE. Des amendes record ont été prononcées, dans la capitale, pour des cas de locations illégales sur Airbnb.

De quoi décourager les fraudeurs actuels et futurs ? Deux propriétaires d'appartements parisiens viennent d'être condamnés à des amendes de 81.500 euros et 150.000 euros (75.000 pour deux copropriétaires) à la suite de locations non-déclarées sur Airbnb. Le tribunal judiciaire de Paris a rendu ces décisions les 26 janvier et 4 février derniers, assure l'Agence France presse (AFP). Les biens concernés : deux deux-pièces situés l'un dans le IXème arrondissement de Paris, l'autre à Montmartre. Les propriétaires, une SCI et un couple, en avaient fait des locations touristiques sans en demander l'autorisation.

 

Plafond des sanctions doublé

 

"C'est terminé, l'impunité", se félicite la Ville de Paris, qui avait saisi la justice. Ces sanctions exemplaires sont rendues possibles par la loi de novembre 2024 encadrant mieux les meublés de tourisme. Elle a notamment doublé le plafond de l'amende maximale, le faisant passer de 50.000 à 100.000 euros.

 

"On ne peut plus se permettre d'avoir des gens qui voient le logement comme une marchandise spéculative comme une autre", réagit Barbara Gomes, conseillère en charge de l'encadrement des loyers, des plateformes locatives et de la protection des locataires à la mairie de Paris, auprès de l'AFP. "Il faut que les délinquants soient sévèrement sanctionnés, à la hauteur du préjudice que c'est pour les habitantes et les habitants" qui ont du mal à se loger.

 

De pareilles condamnations ont eu lieu, récemment, à Marseille.

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