DIAPORAMA. Afin de certifier les constructions durables et valoriser le patrimoine immobilier tertiaire, quatre référentiels environnementaux coexistent : le britannique BREEAM, l'américain LEED, le français HQE et l'allemand DGNB. Quelles sont leurs caractéristiques, leurs différences et leurs positions respectives en Europe ? Eléments de réponse.

Le marché de l'immobilier européen comporte quatre certifications environnementales de référence : BREEAM (BRE Environmental Assessment Method) qui est d'origine anglaise, LEED (Leadership in Energy & Environmental Design) qui vient des Etats-Unis, DGNB (Deutsche Gesellschaft für Nachhaltiges Bauen) l'allemande et HQE (Haute Qualité Environnementale), la "made in France". Chacune tente de se distinguer des autres afin de conquérir des parts de marché à l'international dans un contexte toujours plus concurrentiel.

Un marché européen dominé par BREEAM et LEED

En France, le marché tertiaire reste largement dominé par la certification HQE, avec presque 90 % de parts de marché, loin devant BREEAM (10 %) et LEED (1 %). A noter que les centres commerciaux choisissent davantage la certification britannique qui connaît, par ailleurs, une forte progression. Son processus de certification allégé et son coût réduit séduiraient davantage. Encore peu répandue dans l'Hexagone, la certification LEED est recherchée pour les gros actifs. Dans les autres pays de l'Union, BREEAM, qui dominait largement, est en train d'être rattrapé par son alter-ego américain - plus dynamique - même si elle se réfère à des normes et référentiels peu répandus sur le Vieux continent (ASHRAE, ASTM, ANSI). HQE, qui ne se développe à l'international que depuis la fin de 2011, réalise quelques rares percées en Belgique, au Luxembourg et en Italie. La rigueur académique française bénéficie d'une bonne image mais son coût freine son développement face aux certifications anglo-saxonnes. Pour autant, on assiste à une coexistence entre les principaux acteurs : certains bâtiments particulièrement avancés, bénéficieraient de double, voire de triple certifications, à l'image du siège de Bouygues Construction. Une solution qui a l'avantage de démontrer la performance du site mais qui nécessite un investissement conséquent en moyens et en temps. Car les trois certifications récoltées, qui ouvrent chacune des perspectives sur des marchés précis, affichent également une certaine complémentarité : impact environnemental et matériaux pour HQE, impact des transports et biodiversité pour BREEAM ou qualité de l'air intérieur et recyclage pour LEED. De quoi assurer une place pour chacune.

 

Découvrez les spécificités de chaque certification dans les pages suivantes.

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