La présidente du Medef, Laurence Parisot, qui a ouvert le bal ce lundi des rencontres avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, s'est dite favorable à cette réforme qui passerait par un allongement de la durée de cotisation à 43 ans d'ici à 2020 et un recul de l'âge légal à "au moins 65 ans à l'horizon 2040".

 

"Nous avons d'abord dit au Premier ministre que nous tirions un bilan plutôt positif de la première conférence sociale, tenue en juillet 2012", a-t-elle déclaré. Elle a ainsi appelé le Parlement à adopter cette semaine l'accord sur la flexibilité du marché du travail dont "nos entreprises ont besoin de manière urgente".

 

Les deux combats de l'UPA
De son côté, l'UPA, très attentive sur ce sujet, a souhaité parvenir à une "réforme qui garantisse la pérennité des régimes de retraite par répartition et qui soit fondée sur la solidarité entre les générations."

 

Et de poursuivre dans un communiqué : "Au nom des 1.200.000 entreprises de l'artisanat et du commerce de proximité, l'UPA écarte les pistes consistant à augmenter les cotisations ou à réduire le niveau des pensions de retraite, et considère qu'il est préférable d'agir sur les deux autres paramètres que sont la durée des cotisations et l'âge de départ à la retraite."

 

Le secrétaire général de l'UPA, Pierre Burban, nous avait, en effet signalé récemment, que seules deux solutions s'offrent aux partenaires sociaux : "Soit on allonge la durée de cotisations, soit effectivement, on augmente l'âge de 62 à 67 ans… En sachant, que les cotisations d'assurance vieillesse ont été augmentées au maximum… "

 

Le président de l'UPA, Jean-Pierre Crouzet, a, par ailleurs, demandé que la réforme du financement de la protection sociale soit ajoutée aux discussions des 20 et 21 juin. "Ni la création du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi -CICE-, ni l'entrée en vigueur de la loi de sécurisation de l'emploi, ne suffiront à inverser la courbe du chômage", estime également l'organisation patronale.

 

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