CONCOURS. La maire de Paris Anne Hidalgo et son adjoint à l'urbanisme Jean-Louis Missika ont dévoilé ce mardi, sous la nef du Pavillon de l'Arsenal, la liste des 20 projets lauréats retenus pour réaménager des lieux emblématiques, parfois insoupçonnés des sous-sols parisiens.

Qu'il s'agisse de parkings, de tunnels refermés ou de stations de métro désaffectées, les projets désignés pour la deuxième édition de Réinventer Paris entendent réinvestir ces lieux fantômes et "délaissés urbains". Sur 31 sites proposés à l'été 2017, 20 lauréats ont été sélectionnés tandis que les 11 terrains restants ont été décalés pour motifs techniques, pour absence de candidatures ou car celles-ci ont été jugées infructueuses. Parmi les terrains propriétés de la Ville de Paris, la RATP ou Renault ont également proposé des structures comme d'anciennes stations de métro ou un garage du XIXe siècle.

 

"La bataille a été rude", a résumé Anne Hidalgo pour qui "les parties prenantes sortiront toutes grandies de cette émulation". Ce deuxième volet de Réinventer Paris "laisse une place très large aux inventions et idées nouvelles", précise la maire de Paris, prouvant ainsi que "la méthode et l'écosystème parisien sont extrêmement féconds".

 

Le coworking n'a plus la cote

 

Mais la déclinaison sous-terraine de l'appel à projets aura surtout rebattu les cartes du jeu de l'urbanisme parisien. Tout en appelant "de nouveaux modèles économiques et juridiques", l'adjoint parisien à l'urbanisme Jean-Louis Missika estime que Réinventer Paris II a aussi révélé une grande diversité d'acteurs hors des sentiers classiques.

 

Pour preuve, la présence de seulement 10 promoteurs sur 20 projets lauréats, et cas jusque là inédit, la présence d'une association de riverains parmi la liste des heureux gagnants. Ces derniers ont imaginé le futur projet de la gare d'Auteuil, qui associera une auberge de jeunesse à une halle alimentaire.

 

Cette nouvelle édition donne aussi un aperçu des attentes d'un Paris rêvé, bien différentes de celles du premier volet. "Le temps des espaces des coworkings semble lointain", a introduit Jean-Louis Missika à l'issue de l'annonce des lauréats, qui ont mis l'accent sur la solidarité, les arts, l'agriculture urbaine et locale, le sport et le handicap.

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