-Droit d'achat: Instaurer un droit d'achat pour les locataires de HLM, les ventes permettant aux bailleurs de financer de nouveaux logements sociaux, dont 10 % seraient réservés aux classes moyennes. La majorité veut aussi créer un « bail gagnant-gagnant » : le propriétaire pourrait modérer son loyer et renoncer aux garanties en échange de délais de préavis raccourcis et des procédures d'expulsion accélérées.

-Création de 24.000 places de prison supplémentaires (0,75 Md€): Ce chiffrage annoncé ce jeudi 5 avril 2012 représente le coût annuel supplémentaire par rapport à l'année 2012, avec 500 M€ en dépenses de fonctionnement (dont 400 M€ de loyers de partenariats public-privé) et 250 M€ de dépenses d'investissement.

 

-Mise à disposition de bureaux pour les enseignants (0,1 Md€) : Ce chiffrage fait l'hypothèse que 50 % des établissements auront besoin d'adapter leurs locaux pour assurer des espaces de rencontre individualisés avec les élèves, soit 1.100 établissements chaque année. Le montant des travaux est de 100.000 €.

 

-Programme sur les banlieues : Sur ce chapitre, le président-candidat entend «achever la rénovation urbaine en lançant un second plan de rénovation urbaine de 18 Md€». Les 18 Md€ seront financés par « l'Etat, le 1 % logement, les HLM et les collectivités territoriales ». Pour rappel, lors de la campagne de 2007, Nicolas Sarkozy promettait «un plan Marshall des banlieues» qui, passé l'élection, s'est métamorphosé, sous la houlette de Fadela Amara, en «un plan Espoir banlieue» nettement moins ambitieux.

 

Chiffres à l'appui, Nicolas Sarkozy propose un Programme national de rénovation urbaine 2 (0,3 Md€). Un premier plan, le PNRU 1 qui court jusqu'en 2013, avait été lancé en 2003 sous la houlette de Jean-Louis Borloo, ministre délégué à la Ville. Il reposait sur le financement de l'Etat, du 1 % logement, des HLM et des collectivités territoriales alors que « le PNRU 2 reposera sur les mêmes contributeurs, a détaillé le candidat. Et la part de l'Etat s'élèvera à 0,3 Md€ par an pendant 10 ans. »

 

Trois questions à Nathalie Kosciusko-Morizet, directrice de campagne du candidat Nicolas Sarkozy.

Batiactu : Comment souhaitez-vous instaurer une nouvelle organisation urbaine ?
Nathalie Kosciusko-Morizet : Les terrains fonciers non-bâtis sont de plus en plus difficiles à trouver. C'est pourquoi, il faut simplifier les normes et construire plus, là où cela est possible. Majorer de 30% les droits à construire répond donc à cette problématique.
Le développement durable a également été placé au cœur de l'organisation urbaine. C'est pourquoi, a été lancé le plan Ville durable, en novembre 2008, visant à favoriser l'émergence d'une nouvelle façon de concevoir, construire et gérer la ville qualitativement.

 

Batiactu : Pour vous, l'immobilier et le logement ont-ils un rôle important ?
Nathalie Kosciusko-Morizet :
Le logement est un bien de première nécessité pour chacun des Français. Il est au croisement de nombreux enjeux : pouvoir d'achat, aspiration des Français à accéder à la propriété et aménagement du territoire. C'est un enjeu majeur pour notre pays et chacun de nos concitoyens a le droit d'être logé dignement. Si les Français font confiance à Nicolas Sarkozy, le logement restera une priorité du prochain mandat.

 

Batiactu : Etes-vous pour ou contre le gel des loyers ?
Nathalie Kosciusko-Morizet :
Le candidat est tout à fait opposé à l'encadrement des loyers. C'est une mesure contre-productive qui aurait un effet dévastateur sur le logement. En effet, en encadrant le prix des loyers, on décourage les propriétaires à investir dans le locatif privé. Le gel des loyers s'attaque à la conséquence du manque du logement. Il est préférable de s'attaquer à la cause en créant un choc de l'offre qui fera baisser les prix.

 

Propos recueillis par S.C.

 

Découvrez son programme et ses propositions en matière d'énergies en page 4.

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