Alors que le prélèvement de l'impôt à la source doit entrer en vigueur au 1er janvier 2018, plus d'un chef d'entreprise sur deux se dit inquiet de sa mise en place, selon le baromètre KPMG-CGPME. La complexité administrative constitue la principale source d'inquiétude.

Interrogés sur la prochaine mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, 54% des dirigeants se disent inquiets, dont 12% "tout à fait inquiets". Selon le baromètre KMPG-CGPME, publié le 2 mai 2016, les principales raisons de cette inquiétude sont la complexité administrative de la procédure (89%), le temps à consacrer à cette procédure (88%) et le coût de mise en place (85%). La garantie de la confidentialité des données (77%) et le fait d'accéder au taux d'imposition des salariés et d'être de ce fait indirectement informé de leurs revenus non salariaux (64%) arrivent ensuite.

 

Le sondage révèle également que 66% des patrons de PME estiment que la mise en place de cette mesure aura un impact négatif sur leur organisation interne et 55% jugent même que cela aura un impact sur leurs relations avec leurs salariés.

 

Les aides sollicitées

 

Pour les aider, 70% des chefs d'entreprise estiment qu'une compensation financière, la première année faciliterait la mise en place de cette réforme fiscale. Cependant, 74% des patrons pensent que l'instauration d'une assistance en ligne gratuite serait plus efficace encore que les compensations financières. Cette aide n'est en revanche jugée utile que si elle est dématérialisée. Le déplacement d'un agent de l'administration fiscale n'est en effet jugé efficace que pour 51% des répondants.

 

François Asselin, président de la CGPME, tient à rappeler que "les entreprises sont déjà le premier collecteur d'impôt en France", constatant que "le prélèvement à la source constitue l'obligation de trop en termes de complexité administrative et financière pour les PME". François Asselin juge enfin que "ce n'est pas à l'entreprise de lever ce type d'impôt qui relève plutôt d'une relation entre le salarié et l'administration fiscale".

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