LOGEMENT. L'immobilier ancien connaît une hausse modérée de ses prix au premier trimestre 2021, selon les derniers chiffres de l'Insee et des notaires de France. Le nombre de ventes immobilières a lui aussi enregistré un pic.

Pas de surprise. La hausse des prix des logements anciens en France (hors Mayotte) continue de croître de façon modérée au premier trimestre 2020, selon les données de l'Insee et des notaires de France publiées ce jeudi 27 mai. Les prix ont augmenté de 1,4% par rapport au quatrième trimestre 2020, après +2,4% et +0,6% aux trimestres précédents.

 

Pour la première fois depuis 2016, les prix des logements anciens en France ont poursuivi leur ascension, avec une hausse significative pour les maisons de +6,5% en un an au premier trimestre 2021, contre +5,1 % pour les appartements. Au total, le prix des logements anciens a progressé en moyenne de 5,9% entre janvier et mars.

 

"Après avoir résisté en 2020 malgré les confinements successifs, le marché immobilier confirme son dynamisme en atteignant au 1er trimestre 2021 un niveau record pour le volume des transactions", a affirmé dans un communiqué David Ambrosiano, président du Conseil supérieur du notariat. "Il s'agit d'un marché sain, porté par un contexte de taux d'intérêt très favorable et un niveau d'épargne conséquent."

 

La crise du covid bouleverse les envies des Français

 

La crise sanitaire et économique pousse les Français à choisir des logements plus grands, qui permettent de télétravailler plus confortablement. L'envie de verdure est également notable. Ces analyses de l'Insee confirment un récent sondage d'Opionway, qui révélait qu'un Français sur quatre envisage de déménager en 2021. Le besoin de posséder plus d'espace et de se rapprocher de ses proches figurent parmi les priorités des acheteurs.

 

En Île-de-France, les chiffres de référence de l'Insee montrent un grand intérêt pour les maisons, avec une progression de de 7,1% ce trimestre. Une tendance qui était déjà marquée à la fin de l'année 2020, alors que la hausse se chiffrait à 6,8%. Les prix des appartements ont, eux, subi un ralentissement, avec +3,6% au premier semestre contre +6,1% au quatrième trimestre 2020. Pour les notaires du Grand Paris, ces chiffres "traduisent une relative perte d'attractivité des centres urbains" et une "envie de vert" de la part des acquéreurs. Autre constat : la capitale ne fait plus rêver. Le nombre de ventes sur les douze derniers mois à Paris a reculé de 14% fin mars, alors qu'il atteint des sommets au niveau national.

 

Record de ventes

 

Dans le reste des régions de l'hexagone, les prix de l'immobilier ancien connaissent également une augmentation, chiffrée à 6,5% pour les maisons et à 6,3% pour les appartements. C'est notamment à Lyon qu'on observe une flambée des prix, avec +8,6%. Un chiffre qui a cependant baissé par rapport aux trimestres précédents, qui s'évaluaient à après +9,2% et +11,5%.

 

Le volume annuel de ventes immobilières a atteint un niveau record, avec près de 1,08 million de logements anciens vendus entre mars 2020 et mars 2021. Ce taux de transactions dépasse celui du pic établi fin 2019, selon l'Insee. "On n'est pas en face d'un tsunami mais d'une vague de fond, cette volonté de déménager devrait continuer pendant plusieurs années", a analysé à l'AFP le notaire parisien Thierry Delesalle.

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