INTERVIEW. Alors que l'épidémie de Coronavirus prend de l'ampleur en France, Algeco a commencé à livrer des modules pour les hôpitaux. Comment s'organise l'entreprise ? Réponse avec son directeur général Alexis Salmon Legagneur.

Contenu réservé aux abonnés Batiactu+ (en savoir plus)
Pendant la période de confinement décidée par le gouvernement, Batiactu vous offre l'accès à l'intégralité de ses contenus Batiactu+
(en savoir plus)
Batiactu : Algeco livre actuellement des modules à destination des hôpitaux. Quand cela a démarré ? Comment cela se passe-t-il ?
Alexis Salmon Legagneur :
Algeco est présent sur 5 secteurs d'activité : la construction (30%), les bureaux (40%), le scolaire (20%), l'événement (10%) et la santé (10%). Sur ce dernier segment, nous proposons notamment des extensions de cliniques et hôpitaux. Il y a quelques semaines, nous avons réfléchi à ce que nous pouvions faire pour les structures hospitalières en période d'épidémie. Il y a une réelle demande d'espaces de séparation entre les différentes populations (malades, livreurs, visiteurs, etc.) et un besoin de surfaces supplémentaires pour l'attente, l'isolement, les prélèvements pour compléter l'accueil des hôpitaux privés et publics.

 

La semaine dernière, nous avons livré 15 modules à l'hôpital de Provins en seulement 48 heures qui serviront pour les prélèvements, les personnes confinées, etc. Nous venons aussi d'achever ces jours-ci l'installation de 4 modules de 15 m² puis une implantation supplémentaire de 2 modules de 15m² à Dax afin d'accueillir des malades suspectés de Covid-19. Les livraisons ont également été faites 48h après la commande.

 

Algeco
Algeco © Algeco

 

Batiactu : Ces demandes risquent de s'accélérer, êtes-vous prêt? Comment vous organisez-vous ?
Alexis Salmon Legagneur :
En effet, nous en sommes au tout début, mais nos équipes (1000 personnes) répartis sur 25 sites sur toute la France sont prêtes à livrer. Notre réseau de sous-traitants aussi (grue, camions…). Sur un chantier, nous avons besoin d'un grutier et de 2 à 4 compagnons pour poser nos modules. Ces derniers peuvent être juxtaposés, superposés en fonction de l'établissement. Tout cela est très flexible.

 

Batiactu : Quelle est la particularité de ce type de chantier ? Quid du travail en atelier ?
Alexis Salmon Legagneur :
Notre département sécurité travaille sur des procédures depuis un mois, mais on apprend chaque semaine et on ajuste nos protocoles. Ainsi, nous avons réorganisé le travail en ateliers, défini les mesures barrières adéquates : pas d'interaction, port de masques, distance de sécurité... Seules deux personnes travaillent sur un module. De même sur les chantiers, les équipes sont réduites et les mesures barrières sont appliquées.

 

Batiactu: Comment est perçue cette situation au sein d'Algeco ?
Alexis Salmon Legagneur :
On est au cœur de la raison d'être d'Algeco : fournir et installer des bâtiments clé en main. Pour notre personnel, ce contexte particulier donne un sens supplémentaire à leur travail.

 

Batiactu : On voit ici la rapidité et les bénéfices de la construction hors-site ?
Alexis Salmon Legagneur :
Algeco a inventé le concept de hors site, avec à l'origine la création de bases de chantier, par la suite, nous avons étendu notre activité à divers secteurs et proposer des constructions temporaires et définitives. Nous pouvons poser les modules sur tous types de sols, les enlever, les réutiliser. Nous sommes le lego des adultes ! Sans oublier la notion de développement durable au cœur de notre entreprise.

Contenu réservé aux abonnés Batiactu+ (en savoir plus)
Pendant la période de confinement décidée par le gouvernement, Batiactu vous offre l'accès à l'intégralité de ses contenus Batiactu+
(en savoir plus)
actionclactionfp