FORMATION PROFESSIONNELLE. Satisfait des excellents chiffres de l'apprentissage pour l'année 2020 - environ un demi-million de contrats signés -, l'exécutif envisagerait, pour ne pas plomber la dynamique, de proroger une nouvelle fois les aides à l'embauche des jeunes au-delà du 31 mars 2021. Les organisations artisanales et les Centres de formation des apprentis appuient en ce sens.

Il serait dommage de freiner une si belle dynamique : c'est, en substance, ce que serait en train de se dire le Gouvernement au sujet du maintien des aides à l'embauche des jeunes. Ces dispositifs sont censés prendre fin au 31 mars prochain, mais leur intérêt économique est loin d'être négligeable pour les entreprises : une enveloppe de 5.000 euros est octroyée pour le recrutement d'un apprenti mineur, et une autre de 8.000 euros pour celui d'un majeur. Et au vu des excellents chiffres de la formation professionnelle pour l'année 2020 - environ 500.000 contrats signés, "un record historique" pour la ministre du Travail, Élisabeth Borne -, l'exécutif aimerait éviter de plomber une tendance si favorable.

 

Plusieurs pistes de réflexion sont sur la table

 

C'est pourquoi, selon nos confrères des Échos, ces aides pourraient bien être prorogées une nouvelle fois. Le sujet sera abordé lors d'une conférence avec les partenaires sociaux organisée le 15 mars prochain, et dans la foulée lors d'une rencontre entre Élisabeth Borne et les réseaux de Centres de formations des apprentis (CFA). Toujours d'après le quotidien économique, ces derniers ne seraient pas les seuls à demander cette prolongation des dispositifs, puisque les réseaux des Chambres de commerce et d'industrie (CCI) et des Chambres des métiers et de l'artisanat (CMA) plaident également en ce sens, tout comme le réseau Walt, auquel appartiennent, entre autres, les Compagnons du devoir. La ministre du Travail y serait elle-même favorable, mais les contours que prendrait cette décision ne seraient fixés qu'"après arbitrage interministériel".

 

Si rien n'est arrêté pour l'heure, les pistes de réflexion qui circulent sont nombreuses : certains acteurs proposent une prolongation d'un an, d'autres souhaiteraient en tout cas éviter que les robinets ne soient fermés du jour au lendemain, pendant que d'autres encore demandent un aménagement des dispositifs en fonction du niveau d'études post-Bac. Les discussions restent ouvertes, mais quoi qu'il en soit, ces mesures de soutien à l'emploi des jeunes ont tout de même un coût important, dépassant allégrement les 2 milliards d'euros qui avaient été prévus à cet effet dans le budget 2020.

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