RESSOURCES. Presque tous les acteurs de la filière bois se sont engagés sur des mesures destinées à endiguer l'important exode de grumes de chênes en direction de la Chine, qui perturbe fortement l'approvisionnement des scieries françaises. Le soutien à ce "pacte" n'est toutefois pas unanime, le Syndicat des exploitants de la filière bois ayant notamment demandé au ministère de l'Agriculture de suspendre sa signature le temps de régler des problèmes inhérents au secteur.


La quasi-totalité de la filière bois s'est engagée sur des mesures destinées à endiguer l'important exode de grumes de chênes en direction de la Chine, qui perturbe fortement l'approvisionnement des scieries françaises, par le biais de la signature d'un "pacte" le 17 février dernier par le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie. Comme l'explique l'AFP, citant un communiqué gouvernemental, l'accord prévoit d'ouvrir le label européen aux forêts privées, imposant de fait une première transformation réalisée dans l'Union européenne avant toute exportation au-delà des frontières communautaires, mais aussi d'augmenter le nombre d'accord préalables entre fournisseurs et acheteurs, via un système de contractualisation.

 

 

Pour rappel, la filière bois alerte depuis des mois sur des exportations massives de grumes - les troncs débarrassés des branches - vers l'Empire du Milieu, dont les acheteurs semblent particulièrement actifs sur le marché depuis la reprise économique post-Covid. Ce qui amène la filière bois française à exporter du bois brut et à importer ensuite du bois transformé qui n'a pas été valorisé sur notre sol.
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