QPV. Un collectif de chercheurs, d'élus et architectes a appelé l'État à préserver les financements du groupement d'intérêt public (GIP) qui pilote le programme "Quartiers de demain".
Un collectif rassemblant des chercheurs, des élus et des architectes a appelé lundi 19 janvier 2026 l'État à préserver les financements du groupement d'intérêt public (GIP) qui pilote le programme "Quartiers de demain". Un dispositif qui avait été soutenu par Emmanuel Macron, visant à développer les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
L'organisme, qui emploie 21 personnes, mène depuis 20 ans des programmes de recherche sur le logement, l'architecture, l'urbanisme ou la transition écologique. Le dispositif "Quartiers de demain" a quant à lui été lancé en 2023 par Emmanuel Macron pour améliorer la vie des habitants des quartiers populaires et faire de dix sites des "laboratoires de la ville de demain".
Les lauréats avaient été annoncés début décembre 2025 à la Cité de l'architecture en présence de trois ministres. Une séquence qui s'était accompagnée d'un point presse de l'Élysée et d'une vidéo d'Emmanuel Macon. Mais le collectif a vite déchanté. "A la mi-décembre 2025, nous apprenions avec stupeur l'arrêt des missions [du GIP], la réduction drastique de son budget, avec pour effet la suppression ou le transfert de ses programmes", indique le collectif dans une tribune publiée lundi sur le site internet du journal Le Monde.
D'autres associations en soutien
"Cette décision conduit aussi à mettre les 21 salariés du GIP au chômage", souligne la tribune, pour qui ce "démantèlement s'inscrit dans la mission confiée par le Premier ministre à des hauts fonctionnaires chargés de proposer la suppression ou la fusion d'un tiers des opérateurs de l'État".
Les sujets traités par ce groupement d'intérêt "sont précisément ceux auxquels nos sociétés sont confrontées : changement climatique, crise environnementale, crise démographique, crise du logement, inégalités territoriales", explique le collectif, dont font partie l'ex-ministre déléguée à la Ville Juliette Méadel, la présidente de l'Union sociale pour l'habitat Emmanuelle Cosse ou encore le président de l'Ordre des architectes Christophe Millet.
Fin décembre 2025, l'association Ville et Banlieue a également exprimé sa "vive incompréhension", appelant à garantir la continuité du dispositif. "Je suis absolument scandalisé par ce qui s'est passé, alors qu'aucune critique n'a été formulée sur le fond. Matignon a décidé que 'Quartiers de demain' s'arrêtait net au 2 décembre, contrairement à ce qu'ont dit les ministres et le président de la République", a réagi auprès de l'AFP un acteur du programme s'exprimant anonymement. "On dit aux collectivités que l'État ne sera pas là pour les accompagner", poursuit cette source, qui dénonce "une chasse à la tronçonneuse des opérateurs publics".

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