ÉNERGIE. Le monde agricole aurait entre ses mains le développement des énergies renouvelables, si l'on en croit un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Dans le contexte de la reprise post-Covid, le document appelle à intensifier l'effort de recherche dans ce domaine et formule des propositions par filière.


Et si le potentiel de développement des énergies renouvelables résidait dans les mains du monde agricole ? C'est en tout cas ce qu'affirme un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), publié vers la mi-juillet 2020, et qui questionne les capacités de production énergétique de l'agriculture. "A la croisée des enjeux climatiques et énergétiques, l'agriculture doit relever les défis de la production végétale et animale indispensable pour notre alimentation, de la moindre émission de gaz à effet de serre, du stockage de carbone dans les sols, du maintien voire de la reconquête de la biodiversité, de la récupération des déchets mais aussi de la production d'énergies renouvelables", indique le document rédigé par le député marcheur du Rhône Jean-Luc Fugit et le sénateur socialiste de l'Aude Roland Courteau.

 

A l'heure actuelle, on estime qu'au moins 50.000 exploitations agricoles assument déjà une production d'énergie, laquelle assure 20% de la production de renouvelables de l'Hexagone, soit 396 GWh et 3,5% de la production nationale, toutes énergies confondues. Evidemment, certaines de ces renouvelables sont davantage produites que d'autres au sein de cs exploitations, grâce à des procédures, financements, installations et ressources plus appropriées. Ainsi, on apprend que les entreprises agricoles produisent 96% des biocarburants à l'échelle nationale, 83% de l'éolien, 26% pour le biogaz, 13% pour le solaire photovoltaïque et 8% pour la biomasse chaleur. "Selon les scénarios prospectifs de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), de Négawatt ou encore de Solagro, cette production est amenée à croître de manière rapide pour atteindre l'objectif de la neutralité carbone en 2050", précise le rapport. "Une multiplication par 3, passant de 4,6 mégatonnes d'équivalent pétrole (Mtep) à 15,8 Mtep, est envisagée."
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