ÉNERGIES. La Commission européenne a donné son feu vert à la France pour mettre en oeuvre un plan d'aide de 30,5 milliards d'euros destiné aux énergies renouvelables. Une enveloppe qui doit favoriser la production d'électricité d'origine renouvelable, par le biais d'appels d'offres en soutien aux opérateurs du solaire, de l'éolien terrestre et de l'hydroélectricité.

Bruxelles a autorisé ce 27 juillet la France à mettre en oeuvre un plan d'aide de 30,5 milliards d'euros en faveur des énergies renouvelables. L'Hexagone avait en effet fait part d'un projet de soutien aux opérateurs d'installations solaires, éoliennes terrestres et hydroélectriques, par le biais d'appels d'offres, qui doit permettre de favoriser la production d'électricité d'origine renouvelable.

 

D'après l'AFP, la Commission européenne a jugé que ce plan était "conforme aux règles de l'Union européenne en matière d'aides d'État". "Cette mesure d'aide encouragera le développement des sources d'énergies renouvelables-clés et soutiendra la transition vers un approvisionnement énergétique durable sur le plan environnemental, conformément aux objectifs du Pacte vert", a détaillé la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans un communiqué. La responsable fait ici référence au fameux "Green deal", un programme européen destiné à apporter des réponses concrètes aux problématiques du changement climatique et de la pollution, et qui concerne notamment les secteurs de la construction et de l'énergie.

 

34 gigawatts d'appels d'offres, étalés entre 2021 et 2026

 

Les appels d'offres du plan devraient donc porter sur un total de 34 gigawatts, et s'étaleront entre 2021 et 2026. Le soutien se concrétisera par une prime qui viendra s'ajouter au prix du marché pour l'électricité. Les aides pourront être versées sur une durée maximale de 20 ans après la connexion au réseau électrique des nouvelles installations renouvelables. "La sélection des bénéficiaires au moyen d'une procédure de mise en concurrence garantira que l'argent du contribuable sera utilisé de la manière la plus efficace au regard des coûts, tout en préservant la concurrence sur le marché français de l'énergie", a également estimé Margrethe Vestager.

 

De son côté, la Commission européenne considère que le plan tricolore a "un effet incitatif" et que "les projets ne seraient pas réalisés en l'absence de soutien public". L'exécutif européen juge en outre cette aide "proportionnée et limitée au minimum nécessaire" : selon lui, "les effets positifs de la mesure, en particulier sur l'environnement, l'emportent sur ses effets négatifs éventuels en termes de distorsion de la concurrence".

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