ENERGIES MARINES. L'éolienne flottante Floatgen d'Ideol a exporté ses premiers kilowattheures vers le réseau électrique national. La machine à flotteur en béton est ancrée à 22 km au large du Croisic (Loire-Atlantique) sur le site d'essais en mer SEM-REV.

Ca y est, la France est devenue une nation qui tire également son électricité des vents marins. Alors que cette énergie est exploitée depuis les années 1990 en mer du Nord, il aura fallu attendre les premiers tours de pales de l'éolienne flottante Ideol Floatgen et le raccordement de la machine, pour entrer dans cette ère, le 18 septembre 2018.

 

Particularité de la machine française : elle n'est pas posée sur le fond marin mais dotée d'un flotteur en béton, qui a été produit à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) par Bouygues Travaux Publics. L'engin, d'une puissance de 2 MW (origine Vestas), avait été remorqué sur le site d'essais en mer SEM-REV au mois de mai 2018. Depuis, il a été raccordé au câble électrique sous-marin et a subi une ultime série de tests. Pour l'école Centrale Nantes, "il s'agit du premier outil de production et de la première injection d'électricité dans son câble d'export sur son site d'essais dédié aux énergies marines renouvelables (3e installation après les essais sur des capteurs acoustiques et des lests de câbles)". Il est estimé que cette seule éolienne Floatgen permettra de couvrir la consommation de courant de 5.000 habitants, "soit la taille de la ville du Croisic et ses environs".

 

Bientôt rejointe par d'autres drôles de machines flottantes

 

Une seconde unité Ideol, dotée d'une turbine japonaise cette fois, devrait prochainement entrer en opération au large du Pays du soleil levant. Un autre modèle d'éolienne offshore est actuellement en cours d'essais à Brest : l'Eolink, dont le flotteur est en acier et non en béton.

 

Wpd et la région Bretagne signent un accord pour développer l'éolien flottant :
Le gestionnaire de parcs offshore Wpd a signé un accord de partenariat avec la région Bretagne, ce jeudi 20 septembre 2018 à Brest. Les deux entités échangeaient depuis plusieurs années sur le sujet et souhaitent faire de ce territoire "une place forte de la filière industrielle de l'éolien en mer flottant au niveau national, mais également à l'export".
La position stratégique de la Bretagne sur la façade Atlantique, et l'excellente qualité de ses infrastructures portuaires, devraient permettre l'émergence d'une filière industrielle à l'horizon de 2020. Vincent Bales, directeur général de Wpd Offshore France, définit deux objectifs : "Participer à l'émergence de nouveaux projets en apportant une vision des conditions d'un développement réussi, afin que la Bretagne exploite l'ensemble de ses ressources naturelles. Soutenir cette filière industrielle naissante de l'éolien en mer flottant en apportant une vision des opportunités européennes et mondiales, afin de devenir leader à l'international".

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