TRANSPORT DU FUTUR. Hyperloop Transportation Technologies a ouvert une entité en Chine et commencé à travailler dans le même temps avec le ministère ukrainien des Infrastructures. Des initiatives qui répondent à celles de son concurrent Hyperloop One, actif aux Etats-Unis et en Inde.

Les annonces de partenariats et d'hypothétiques lignes transsoniques terrestres se multiplient à la surface du globe. Aux mois de juin et de juillet 2018, Hyperloop Transportation Technologies (HTT) annonce travailler sur deux projets différents, en Ukraine et en Chine, après avoir commencé à assembler un site d'essai à Toulouse-Francazal. La startup a tout d'abord signé un accord avec le ministère ukrainien des Infrastructures pour commencer à planifier un déploiement dans ce pays. Plusieurs partenaires technologiques participeront au projet dont l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, le conglomérat national de défense Ukroboronprom et le constructeur aéronautique Yuzhmash, plus d'autres industriels.

 

"La première phase consistera à construire une piste de 10 km, qui sera utilisée pour créer le cadre légal nécessaire à la certification du système, avant d'être étendue à un réseau Hyperloop plus large", annonce la startup qui précise que le financement sera assuré grâce à un partenariat public-privé après la fin de l'étude initiale. Pour Bibop Gresta, son président, la localisation du pays serait idéale : "L'Ukraine se trouve au carrefour de la nouvelle Route de la soie, et Hyperloop jouera certainement un rôle essentiel dans la connexion de l'Europe à l'Asie". Déjà en avril, la société avait signé un accord commercial à Abou Dhabi. Et du côté de l'Extrême-Orient, HTT vient également d'ouvrir une entité en Chine, en partenariat avec l'autorité locale Tongren Transportation & Tourism Investment. HTT fournira la technologie, l'ingénierie et l'équipement, tandis que son allié chinois se chargera de la certification, du cadre réglementaire et de la construction du système à très haute vitesse. Chen Shaorong, le maire de Tongren explique : "Après l'achèvement du projet, il accélèrera considérablement la R&D du système Hyperloop chinois, il améliorera rapidement le développement de l'industrie de haute technologie et de fabrication d'équipements dans la province de Guizhou, tout en renforçant efficacement la popularité de la ville de Tongren et le développement du tourisme".

 

Hyperloop One en avance ?

 

Mais une société concurrente, Hyperloop One, est loin de rester inactive. Dans le même temps, elle a annoncé travailler à différentes lignes. Le conseil du transport régional de Dallas-Fort Worth au Texas considèrerait sa technologie comme pertinente pour une liaison locale entre Dallas, Arlington et Fort-Worth, dont un trajet ne durerait que 6 minutes. Des fonds ont également été débloqués pour étudier un prolongement au-delà de Fort-Worth vers Waco, Temple-Killeen, Austin, San Antonio et Laredo. Plus au nord, la Commission de planification régionale du centre-Ohio participe à la Rapid-Speed Transportation Initiative qui comporte des études de faisabilité et d'impact d'une liaison express entre Chicago, Columbus et Pittsburgh, prévues pour être terminées en mars et juillet 2019. Tandis qu'en Inde, Hyperloop One déclare avancer sur le projet d'une ligne entre Pune et Mumbai, avec l'aide de spécialistes comme KPMG ou le Français Systra. Le tracé qui passera par l'aéroport international Navi, sera parcouru en 25 minutes par les nacelles évoluant dans les tubes sous vide. Et Hyperloop One est également la première société des deux à avoir fait circuler une nacelle dans un segment test de quelques centaines de mètres de long dans le Nevada. La compétition s'annonce rude et globalisée pour déployer les premières lignes commerciales à très haute vitesse !

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