ENSEIGNEMENT. Suite à la mise au jour dans la presse de situations de harcèlement à l'Ecole d'architecture de Montpellier (Ensam) visant la direction, la ministre Roselyne Bachelot a demandé une enquête administrative.

"Un régime basé sur la terreur, le harcèlement et l'intimidation". Les mots sont rudes, ils proviennent d'enseignants et d'étudiants de l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Montpellier (Ensam), que le journal Libération a interrogés. Grief principal : "une organisation clanique de l'école", des enseignants évincés sans motif et des étudiants expulsés sans conseil de discipline…

 

Un audit accablant

 

L'affaire n'est pas récente, puisque fin 2019, un audit des risques psychosociaux a été mené, à la demande de la direction. Les résultats sont accablants, d'après le quotidien. A tel point que la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui a la tutelle des écoles d'architecture, a "diligenté, dès son arrivée une enquête administrative afin de faire la lumière" sur les relations quelque peu tumultueuses entre l'équipe dirigeante et le corps enseignant comme étudiant.

 

"Les conclusions de cette enquête sont attendues à la fin du mois de novembre 2020", a fait savoir le ministère, le 7 novembre. Alain Derey, directeur de l'Ensam depuis 2014, a, lui, démissionné fin août. Ce qui n'a pas empêché 14 enseignants de saisir, le 27 octobre, le procureur de la République pour des faits de harcèlement.

actionclactionfp