ÉLECTRICITÉ. Face à des objectifs relativement ambitieux de développement des énergies renouvelables, les outils de pilotage de la demande et de stockage des productions sont encore largement insuffisants. Les réseaux électriques européens étant de surcroît interconnectés, c'est à l'échelle communautaire qu'une réponse forte devra être rapidement trouvée.


Comme souvent, un sujet a priori simple cache en vérité de nombreuses réalités bien plus complexes. Le développement des énergies renouvelables ne fait pas exception : alors que nombre de pays européens - et du monde - se sont fixés des objectifs certainement un peu trop ambitieux - car sur un rythme trop soutenu - dans ce domaine, il s'avère que les solutions de pilotage de la demande et de stockage des productions ne suivent pas. Une situation qui débouchera inévitablement sur des périodes de tension sur le réseau électrique, voire de possibles pannes. Particulièrement en Europe, où les systèmes de transport d'électricité des États-membres sont interconnectés. Dans une note consacrée à la sécurité d'approvisionnement électrique sur le Vieux Continent à l'horizon 2030, France Stratégie relève que la crise sanitaire et économique du Covid-19 a déjà mis en avant les difficultés et les inquiétudes des acteurs de la filière électrique à ce sujet. En parallèle, les arrêts programmés, dans de nombreux pays européens, d'unités de production, telles que les centrales au charbon ou les réacteurs nucléaires, font peser un risque non-négligeable de déséquilibre offre-demande sur le réseau d'électricité.

 

"Dans les prochaines années, la plupart des gouvernements européens envisagent de déclasser d'importantes capacités de production pilotable. D'ici à 2030-2035, Elia, le gestionnaire du réseau de transport belge, évalue [...] que ce seront plus de 110 GW de puissance pilotable qui seront retirés du réseau européen. Ils se répartissent en 23 GW de nucléaire (dont environ 13 GW en France et 10 GW en Allemagne), 70 GW de charbon/lignite (dont environ 40 GW en Allemagne) et 10 GW de gaz ou fioul." -France Stratégie

 

On notera que l'Allemagne et la France concentrent à elles seules environ les deux tiers de ces "déclassements".
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