BUDGET. Le ministre délégué chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari est intervenu le 9 novembre 2020 devant les députés, dans le cadre de la discussion générale sur le projet de loi de finances pour 2021. Il a assuré que les priorités du Gouvernement en matière de transport seraient encore un peu plus confortées grâce à ce budget, avec des crédits globalement en hausse, or plan de relance.

Jean-Baptiste Djebbari l'a affirmé aux députés : "Ce budget 2021 est un budget solide et ambitieux pour les transports en France". Le ministre délégué intervenait le 9 novembre 2020 à l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion générale sur le projet de loi de finances pour 2021 (PLF2021). Selon lui, alors que la crise actuelle a "remis en cause certaines de nos certitudes, de nos convictions, de nos priorités", à l'inverse, "elle n'a fait que les conforter" en matière de mobilité.

 

Ainsi, or plan de relance, les crédits consacrés aux infrastructures et aux services de transports (programme 203 du budget), devraient augmenter de 17% l'an prochain, pour atteindre 3,7Mds€. Conformément à la trajectoire définie dans la loi d'orientation des mobilités de 2019, le budget de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France commencera à baisser un peu en revanche par rapport à 2020. Il s'élèvera à près de 2,8Mds€ affirme le ministre, soit environ 200M€ de moins que ce qui avait été voté l'an passé.

 

Sanctuarisation du budget de l'Afitf malgré des recettes en baisse


Malgré tout, la baisse du budget de l'Afitf aurait pu être plus sévère. Car il dépend de l'attribution de taxes "qui elles-mêmes dépendent du trafic" routier, mais aussi aérien. Or, les deux ont été très impactés par la crise. Le premier principalement en raison des confinements mis en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19, le second étant toujours très fortement inférieur à son niveau d'avant-crise, là aussi à cause de la crise sanitaire.

 

"Moins de trafic, c'est donc moins de recettes", explique le ministre délégué. Mais comme la crise "aura des impacts sur le temps long", le Gouvernement a étudié ce budget et l'a ajusté "en conséquence", affirme-t-il. Ainsi, alors que l'impact pour 2020 "sera amorti grâce aux multiples projets de loi de finances rectificatives que vous avez eu à débattre et à voter ici", il estime que le Gouvernement a, "au gré de ces textes et du plan de relance, sanctuarisé la trajectoire prévue dans la LOM pour l'Afitf".

 

Désenclavement des territoires

 

Dans le PLF2021, un soutien de 170M€ supplémentaire sera également apporté au fret ferroviaire, a détaillé Jean-Baptiste Djebbari. Ce qui doit permettre à la fois de réduire le tarif des péages ferroviaire, de soutenir le wagon isolé ou le transport combiné, de créer ou reprendre 3 autoroutes ferroviaires : Calais/Sète, Cherbourg/Bayonne, et Barcelone/Perpignan/Rungis/Anvers.

 

L'accent doit être mis par ailleurs sur le désenclavement des territoires, une des priorités définies dans la LOM, ce qui passera par des investissements dans tous les modes de transports, a indiqué le ministre délégué. Et alors que le débat sur les lignes aériennes intérieures a été l'un des sujets abordés par la convention citoyenne pour le climat, suscitant de vives réactions et des inquiétudes parfois du côté des territoires, Jean-Baptiste Djebbari assure que "jamais l'Etat n'a autant investi dans les liaisons d'aménagement du territoire par voie aérienne", et le budget qui leur sera consacré devrait augmenter de 5M€ en 2021.

 

A travers ce budget, "nos objectifs sont donc clairs, déclare le ministre délégué : désenclaver nos territoires, soutenir le ferroviaire, et anticiper les impacts de la crise sanitaire pour l'ensemble des modes de transport".

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