C'est à Bruxelles que Certivéa a choisi de lancer officiellement la certification HQE à l'international pour les bâtiments non résidentiels. Développée et testée sur des opérations pilotes dans différents pays européens et nord-africains, le référentiel repose sur quatre valeurs clés lui permettant de se démarquer des autres labels internationaux (LEED, BREAM, DGNB) : énergie, environnement, santé et confort. L'offre veut être adaptable à chaque pays.

Depuis son lancement en 2006, Certivéa, la filiale du CSTB, est devenue une référence en matière de certification des démarches d'amélioration de la performance énergétique en France. Aujourd'hui, après avoir labellisé HQE (Haute qualité environnementale) plus de 1.000 opérations représentant 13 millions de mètres carrés, l'entité se tourne naturellement vers les marchés internationaux. « Le développement durable est un défi majeur pour le bâtiment », précise Bertrand Delcambre, président du CSTB. « Il existe une forte demande des professionnels en matière d'évaluation de la qualité environnementale. Aussi les systèmes de certification se multiplient-ils ». Afin de parvenir à s'imposer dans d'autres contrées, les spécialistes de Certivéa ont donc développé, depuis 2011, un référentiel générique permettant de s'adapter aux contraintes de chaque réglementation. La certification HQE à l'international est prévue pour fonctionner dans n'importe quel pays, quelle que soit sa culture, sa zone climatique ou les habitudes locales de construction.

 

Car pour être certifiée, une opération doit respecter des prérequis de base comme les réglementations locales en termes d'accessibilité ou de normes parasismiques par exemple. Mais le bâtiment doit également justifier de performances énergétiques et environnementales supérieures. Contrairement aux référentiels anglo-saxons de type LEED ou BREAM, qui tendent à prescrire des technologies américaines ou anglaises, Certivéa s'appuie avant tout sur les performances. Le label HQE prend en compte l'exploitation du bâtiment sur l'ensemble de sa durée de vie mais également le contexte local, grâce aux « principes d'équivalence ». La certification est donc ouverte, n'étant pas prescriptive et n'imposant aucune solution technique aux porteurs de projets.

Quatre valeurs clés, cinq niveaux de performance
La certification HQE à l'international repose, comme la version

Eolis Bruxelles
Eolis Bruxelles © Eolis, Bruxelles. CBRE Investors - Assar architect
française, sur quatre thèmes majeurs : l'énergie, l'environnement, la santé et le confort. Ces deux derniers critères affichent la volonté spécifique de Certivéa de placer la qualité de vie des usagers au premier plan des préoccupations. Dans ces grandes thématiques, quatorze indicateurs sont observés à la loupe, notamment la relation du bâtiment avec son environnement, le choix des produits et procédés de construction, la gestion de l'énergie, de l'eau et des déchets, le confort hygrométrique, acoustique, visuel et olfactif, la qualité sanitaire des espaces, de l'air et de l'eau, etc. Cinq niveaux de classement sont associés aux quatre grands thèmes, la performance du bâtiment étant exprimée en nombre d'étoiles (de zéro à quatre). Le score final du projet est calculé en fonction de la somme : HQE « Pass » (0 étoile), HQE « Bon » (de 1 à 4 étoiles), HQE « Très bon » (de 5 à 8 étoiles), HQE « Excellent » (de 9 à 11 étoiles) et HQE « Exceptionnel » (12 étoiles et plus). Les intérêts sont multiples : outre la réponse aux exigences réglementaires, les performances énergétiques des bâtiments réduisent les coûts d'exploitation et valorisent l'image de l'exploitant.

 


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