Confronté à la crise du Coronavirus, le groupe de matériaux de construction, Saint-Gobain, adapte sa stratégie selon l'activité et le pays. Il prend aussi des mesures pour assurer sa santé financière. Détails.

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Forcément impacté par l'épidémie de Coronavirus, le groupe Saint-Gobain, présent sur de nombreux continents, dont l'Asie, a rapidement adapté ses activités. Ainsi, en Chine, le groupe a mis en place dès le début de la crise des mesures de sécurité sanitaires.

 

Le groupe a aussi fait le choix d'ajuster sa stratégie en fonction de ses secteurs d'activités. Ainsi, dans le secteur de la distribution, plus particulièrement le négoce, le groupe a décidé de proposer un service adapté "en termes de ventes enlevées, de livraisons ou de ventes à distance (e-commerce et téléphone notamment)", un changement qui se déploie en France où les enseignes reprennent leur activité progressivement.

 

Dans l'industrie, les usines évoluent au rythme de la crise selon les zones géographiques. Ainsi, le groupe annonce que l'ensemble des sites en Chine ont repris leur activité pour "suivre l'amélioration rapide de la demande".

Des investissements repoussés

Côté financier, le géant des matériaux de construction monte au créneau pour garantir sa santé économique. Ainsi, il va réduire ses investissements industriels, "très significativement au-delà des 200 millions d'euros", et repoussés des projets. Il prévoit aussi d'adapter "la structure des coûts et report de dépenses", notamment en ayant recours au chômage partiel, et contrôle l'évolution du besoin en fonds de roulement.

 

Le groupe tient à rassurer sur sa solidité et indique disposer au 31 décembre 2019 de 5,0 milliards d'euros de disponibilités et équivalents de trésorerie. Les sources de financement ont été musclées avec une "nouvelle ligne de crédit syndiquée de 2,5 milliards d'euros, qui s'ajoute à des lignes de crédit de "back-up" confirmées et non utilisées de 4,0 milliards d'euros". Il a aussi mis en place les leviers autour du nouveau programme d'achat d'urgence contre la pandémie («Pandemic Emergency Purchase Program» ou PEPP) lancé par la Banque centrale européenne le 18mars 2020.
Côté perspectives et objectifs, le groupe se montre prudent dans un climat aussi incertain et ne livre pour l'instant sur aucun chiffre.

 

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