La station d'épuration de Port-Leucate (Aude) a été fracturée : les malfaiteurs ont démonté une centaine de panneaux solaires qui étaient installés sur le toit. Le préjudice pourrait dépasser les 20.000 euros.

La gendarmerie de l'Aude enquête sur le vol d'une centaine de panneaux photovoltaïques, disparus au cours du week-end du 8-9 mars 2017. C'est la station d'épuration de Port-Leucate qui a été visée. L'AFP relate que c'est un employé de l'entreprise Veolia, qui exploite la station de traitement, qui a signalé le vol des capteurs solaires, qui étaient fixés sur le toit d'un bâtiment situé au bord d'une route départementale. "Les auteurs ont défoncé le grillage situé à côté du portail d'entrée à l'aide d'un véhicule", avant de grimper les "escaliers en béton menant au toit". Pour parvenir à "descendre les panneaux du toit", ils ont ensuite "scié une partie de la rambarde des escaliers". Les gendarmes de Port-Leucate poursuivent leurs recherches.

 

Des préjudices qui se chiffrent en dizaines de milliers d'euros

 

La région a connu plusieurs affaires de vols ou de dégradations de panneaux photovoltaïques, au cours des mois passés. En février 2017, un marginal de 30 ans a d'ailleurs été condamné à 9 mois de prison ferme pour avoir dérobé les panneaux situés à l'entrée du tunnel de Biounac, sur le tracé d'une ancienne voie ferrée, aujourd'hui transformée en sentier de randonnée. Dans la nuit du 10 au 11 avril 2016, il avait démonté, en endommageant toute l'installation, ces capteurs solaires. En plus de sa peine de prison, il a été condamné au remboursement de la somme de 17.317 € à la communauté de commune de Bozouls (Aveyron), comme le rapporte La Dépêche. Dans le département voisin, cinq hommes avaient été interpellés à Sète (Hérault) en possession de 1.000 panneaux volés en Calabre et dans la région de Naples (Italie), d'une valeur estimée à 500.000 €. Arrêtés dans cinq camionnettes, ils tentaient de rallier le Maroc.

 

Mais d'autres régions françaises subissent ce type de vols avec effraction : l'an passé, dans la nuit du 8 au 9 mars 2016, c'est la toiture d'un hangar agricole de Moisy (Loir-et-Cher) qui a été démontée afin de dérober 110 panneaux solaires. Montant du préjudice : 25.000 €. Et en décembre dernier, c'est en Lorraine, à Villers-sous-Prény (Meurthe-et-Moselle), que des cambrioleurs se sont attaqués à l'installation électrique du réservoir d'eau pour démonter les panneaux photovoltaïques. Cette fois, la municipalité a évalué le préjudice à 12.000 €. L'installation de sécurités physiques (écrous à formes uniques, intégration des panneaux par glissement) et électroniques (systèmes d'alarmes reliés aux panneaux) pourrait constituer un début de réponse.

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