CONSTRUCTION. Touché par le souhait de CBL de se retirer du marché de l'assurance construction en France, l'agence de souscription de produits d'assurances EISL cherche de nouveaux partenaires.

Les turpitudes de l'assureur néo-zélandais CBL n'ont pas seulement impacté l'activité de SFS. L'agence de souscription de produits d'assurances EISL, dont CBL était le premier actionnaire, est également touchée. "Nous travaillons sur la sortie d'EISL du groupe CBL au travers d'un rachat par un courtier européen déjà actif sur le marché de l'assurance construction ou encore par les salariés d'EISL", explique le comité exécutif de la société dans un communiqué. L'objectif est ainsi de reformer un panel d'assureurs dans les meilleurs délais. Pour l'instant, assure EISL, les sinistres continuent d'être financés par CBL. "Nous mettons tout en œuvre pour que les contrats en cours soient repris et que les courtiers qui nous ont fait confiance ne pâtissent pas de cette situation et nous serons en mesure de pouvoir très rapidement proposer de nouvelles solutions avec un panel d'assureurs, voire même des acteurs nationaux."

 

"L'assurance construction nécessite la mise en place d'importantes réserves"

 

Le groupe néo-zélandais, pour rappel, va se retirer du marché français de l'assurance-construction dans les semaines à venir. "CBL a décidé que l'assurance construction en France, bien que rentable, nécessite la mise en place d'importantes réserves à long terme pour garantir les sinistres à venir et consomme un niveau de capital élevé", explique les dirigeants d'EISL. "CBL considère que le niveau de ces estimations et le potentiel d'ajustement ne sont pas proportionnels à l'ensemble des engagements du groupe dans les zones géographiques dans lesquelles il opère."

 

 

EISL souhaite également combattre ce qu'il considère être des idées reçues. Notamment celle de dire que les acteurs de l'assurance agissant en libre prestation de service ont prospéré en proposant des prix bas. "C'est la solution d'assurance que nous apportons à nos petits promoteurs, aux maîtres d'ouvrage et aux artisans ou petites entreprises du bâtiment qui fait notre développement", assure les dirigeants.

 

"Il est certain que le malaise créé par les retraits du marché français en 18 mois de quatre assureurs a de quoi susciter des interrogations légitimes", continue la société. Mais se questionne sur la pertinence de certains systèmes de notation financière. "Au-delà des polémiques stériles, on peut aussi s'interroger sur le fait que des assureurs étrangers arboraient encore il y a quelques mois un rating A- par l'agence AM Best. EISL a été racheté il y a sept ans par CBL, qui présentait alors toutes les garanties nécessaires, et EISL a poursuivi sa politique de souscription qualifiée, en qualité de mandataire des assureurs sur son panel."

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