INTERVIEW. Sur le Grand Paris Express, l'activité n'a pas encore repris à 100%, mais tous les chantiers sont désormais repartis après quelques semaines d'interruption. Réorganisation, impact financier, délais, Batiactu s'est entretenu avec Bernard Cathelain, membre du directoire de la Société du Grand Paris.


Le 16 mars 2020, à la veille du confinement généralisé, la Société du Grand Paris (SGP) avait pris la décision de suspendre tous ses chantiers en cours. "Compte tenu de la désorganisation liée à l'épidémie de covid-19, nous avons constaté avec l'ensemble des entreprises que les conditions de sécurité n'étaient plus assurées, que les contraintes étaient fortes. Cette décision était donc nécessaire", a expliqué Bernard Cathelain, membre du directoire de la SGP, lors d'une visite du chantier de la gare de Saint-Maur/Créteil le 18 juin. Batiactu a profité de cette visite pour interroger Bernard Cathelain sur les conséquences de cette interruption, et d'une reprise de l'activité, débutée le 20 avril mais qui n'a pas encore atteint son régime d'avant-confinement.

 

Batiactu : Les chantiers du Grand Paris Express sont de nouveau actifs. La reprise au sein de la Société du Grand Paris est-elle désormais généralisée ?

 

Bernard Cathelain : A la SGP, nous ne nous sommes jamais arrêtés et n'avons mis personne en chômage technique. Le télétravail était de mise, et il le reste. Tout le monde n'a pas repris physiquement, pour limiter les déplacements, mais nous demandons aux collaborateurs d'être présents deux jours par semaine. Depuis la mi-mars, nous avons continué à lancer des appels d'offres et avons poursuivi les études, malgré une productivité moindre. Nous avons envoyé des dossiers, récupérer des réponses, fait des analyses, attribué des marchés comme le premier lot de génie civil de la ligne 18 [annoncé le 14 mai, il concerne le creusement de près de 12km de tunnel entre Orly et Massy-Palaiseau, NDLR], organisé des réunions de négociations par Skype.

 

Nous avons aussi organisé la reprise des chantiers suspendus. Cela a supposé une réorganisation forte, avec le réaménagement des locaux, l'adaptation de l'ensemble des gestes pour permettre une reprise en toute sécurité et retrouver un rythme proche de ce qu'il était avant le confinement. Ce rythme, actuellement, varie, entre 70 et 90% voire plus. La crise aura des conséquences financières sur le projet, mais aussi sur les délais.

 

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