Lors de la présentation des résultats du groupe, le directeur général de Vinci a répondu aux manifestants en faveur de la régularisation des travailleurs en situation irrégulière que Vinci n'avait «pas la volonté de faire travailler des sans-papiers».

«Le zéro défaut cela n'existe pas mais Vinci, leader mondial, ne peut pas avoir la volonté de faire travailler des sans-papiers». C'est ce qu'a expliqué Xavier Huillard, directeur général de Vinci, à l'occasion de la présentation, lundi, des chiffres du groupe au premier semestre. Le 26 août dernier, environ 300 personnes dont des travailleurs intérimaires sans-papiers, avaient défilé dans le quartier d'affaires de La Défense (92) devant le Centre des nouvelles industries et technologies (Cnit), actuellement en travaux par Vinci. Les manifestants souhaitaient «interpeller les donneurs d'ordre du bâtiment» sur la question des travailleurs sans-papiers en vue de les faire régulariser.

Lundi, une centaine de manifestants étaient réunis devant le pavillon Ledoyen, à Paris pendant que Vinci présentait ses chiffres du premier semestre. Quelques jours auparavant, des manifestations similaires avaient eu lieu devant les immeubles où les groupes de BTP Bouygues et Eiffage présentaient leurs résultats. Xavier Huillard a affirmé que Vinci ne pouvait pas «avoir comme volonté de faire travailler des sans-papiers». Mais selon lui, «il peut arriver que des travailleurs empruntent la carte de séjour de leurs collègues». Un représentant de la direction de Vinci doit recevoir jeudi une délégation de sans-papiers pour aborder ce sujet.

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