ENERGIE. Un premier site de production d'hydrogène vert devrait être opérationnel en Vendée au premier semestre 2021. Après avoir levé 8 millions d'euros, l'entreprise nantaise Lhyfe en a fait l'annonce.

Un premier site de production d'hydrogène "vert" devrait être opérationnel en Vendée au premier semestre 2021, selon l'AFP. C'est l'entreprise nantaise Lhyfe qui en a fait l'annonce ce 16 janvier 2020, après avoir réussi une levée de fonds de 8 millions d'euros auprès de cinq acteurs publics et privés. "La construction du premier site industriel de Lhyfe débutera en Vendée à proximité du parc éolien Bouin" ce semestre, pour une production qui visera à terme plusieurs centaines de kilos d'hydrogène "vert" en étant connecté "directement aux énergies renouvelables", à savoir de l'éolien, du photovoltaïque, de l'hydraulique et de la biomasse solide. "Cette levée de fonds va permettre à Lhyfe, qui entre désormais dans une phase d'industrialisation, de poursuivre ses investissements et de multiplier ses sites", indique la société dans un communiqué.

 

"En sortie d'usine, l'hydrogène vert produit par Lhyfe présente tous les avantages du pétrole et du gaz sans leurs inconvénients. Alors que 95% de l'hydrogène produit aujourd'hui (dit 'hydrogène gris') génère jusqu'à 10 kg de CO2 par kilo d'hydrogène, l'hydrogène produit par Lhyfe est totalement propre." Dans le détail technique, l'hydrogène est obtenue par électrolyse de l'eau, elle-même alimentée par une ressource électrique renouvelable (comme l'éolien et le solaire) ou thermolyse (en chauffant la biomasse). En bout de chaîne, les véhicules fonctionnant à l'hydrogène ne rejettent que de l'eau.

 

Une "solution clé en main" pour les collectivités territoriales, l'industrie et les transports

 

Présentée comme une "solution clé en main", la technologie de Lhyfe ambitionne de s'adresser "aux collectivités, industries et au monde du transport qui souhaitent s'approvisionner en hydrogène vert et réduire ainsi instantanément et drastiquement l'impact de leur mobilité". Dans les faits, l'entreprise compte répondre aux besoins des flottes de véhicules légers ou lourds, comme les bus ou les bennes à ordures ménagères. Le futur site de Bouin sera cofinancé à hauteur de 3 millions d'euros par la communauté de communes de Challans-Gois, la région des Pays-de-la-Loire et BPI France. Il sera d'ailleurs complété par une première station à hydrogène à La Roche-sur-Yon, qui alimentera une ligne de bus et des véhicules de la collectivité, comme les camions-poubelles.

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