En Lorraine, l'après-mine a été initiée dès le milieu des années 2000 et la fermeture des dernières exploitations. Les missions techniques de gestion reposent sur les compétences de Charbonnage de France et du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). Elles consistent essentiellement à réaliser des missions de surveillance et de maîtrise d'ouvrage déléguée pour le compte de l'Etat, qui "hérite" de toutes les mines en cessation d'activité.
Lors de leur exploitation, les forages subissaient en permanence l'infiltration des eaux de la nappe phréatique. Et pour cause : les veines de charbon étaient situées à 250 mètres de profondeur et descendaient jusqu'à plus de 1.250 mètres, bien en dessous d'une importante réserve d'eau souterraine. "En exploitation, il fallait pomper 5.000 m3/heure à 1.000 mètres de fond", expliquent Roger Cosquer, directeur de l'unité Après-mine Est au BRGM, et Sonia Heitz, ingénieur hydrogéologue. Cette exhaure des mines était donc cruciale pour continuer à prélever le charbon mais elle entraînait un "rabattement" (abaissement du niveau) d'une partie de la nappe phréatique. "A l'époque, c'étaient 8 tonnes d'eau qu'il fallait déplacer pour une tonne de charbon !", rappelle Roger Cosquer.
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Grégoire Noble
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