C'est l'architecte en chef des Monuments historiques, Jean-Louis Rebière, qui nous fait faire la visite du château de la Salvetat-Saint-Gilles : "Un château malade qui doit d'abord être sauvé avant de penser à une restauration. La toiture du pavillon Est s'est écroulée en 2017". L'ensemble de la bâtisse, constituée d'une maçonnerie de briques et pierres assemblée à la chaux, tend à "s'ouvrir comme une boîte en carton mouillée", estime l'architecte. D'où l'urgence absolue de réfection des charpentes et toitures pour parvenir à sauvegarder l'édifice historique d'une rare qualité. Car il a été le témoin de toutes les évolutions historiques de la construction : si une arcade, des mâchicoulis sur arcs et deux archères cruciformes trahissent l'origine médiévale de la bâtisse, il est également possible d'y trouver pêle-mêle une fenêtre Louis XIII à linteau médiéval et des carreaux du 16e siècle et des plafonds peints du 17e dans la galerie intérieure.

 

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