Mais si le site AGC de Boussois peut aujourd'hui encore afficher de tels niveaux de production, c'est parce que tous les acteurs se sont mobilisés pour maintenir le savoir-faire industriel et la présence économique de l'usine. En 2008, celle-ci s'est retrouvée confronter, comme tant d'autres entreprises et structures, à la crise économique et financière qui menaçait sérieusement sa production. Le groupe AGC, aidé par des crédits Feder (Fonds européen de développement régional, des subventions européennes intervenant dans le cadre de la politique de cohésion économique, sociale et territoriale), a lancé des investissements pour modifier une des deux lignes de production : le four traditionnel alimenté par de l'air ordinaire fut remplacé par un nouveau four fonctionnant intégralement avec de l'oxygène pur.

 

Cette installation alors inédite en Europe recourt au principe de l'oxycombustion, c'est-à-dire le fait d'enrichir l'air avec de l'oxygène pur afin de réduire la consommation de carburant mais aussi de diminuer les émissions de dioxyde de carbone et d'oxyde d'azote. En outre, une autre technologie novatrice fut alors mise en place : la récupération de la chaleur des fumées pour préchauffer les gaz avant leur injection dans le four. Il s'est avéré que la combinaison oxycombustion et préchauffage des gaz a permis une baisse de consommation énergétique d'environ 25%, réduisant du même coup les émissions de CO2 de 15%, celles d'oxydes de soufre de 38%, et celles d'oxydes d'azote de 83%. De plus, AGC a effectué des travaux en 2010 sur l'autre ligne pour prolonger la durée de vie du four.

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