GRATTE-CIEL. Le géant des matériaux de construction français se fait construire une tour à son image, à deux pas de son siège actuel, au coeur de La Défense. Imaginée par Valode & Pistre, elle concentre les savoir-faire de toutes les marques du groupe. Les équipes de Saint-Gobain se préparent pour la première vague d'installation, prévue en novembre 2019. Visite guidée.

La construction avance bien, depuis la pose de la première pierre en avril 2017. La tour Saint-Gobain, à la Défense, grimpe régulièrement pour atteindre bientôt ses 165 mètres, au sommet de son "prisme" qui sera occupé par une serre géante. Les partenaires de ce projet - l'assureur Generali (maître d'ouvrage), le constructeur Vinci et le futur occupant Saint-Gobain - ont fait le point, ce mercredi 16 janvier 2019, sur l'avancement de cette construction emblématique, symbole d'une "aventure tripartite".

 

La tour Saint-Gobain se veut une "solution clé en main", en dépit d'une certaine complexité du fait du site urbain contraint, fortement exigu, sur lequel s'implante l'édifice. Entièrement conçu en FullBim, celui-ci a nécessité jusqu'à présent 35.000 m3 de béton et 3.600 tonnes d'acier. Les équipes de Vinci Construction recourent à des techniques inédites, comme des planchers coulés en place et réalisés en béton pré-contraint, et mettent en avant un taux de valorisation de 88% des déchets issus du chantier. Pensée pour favoriser les synergies entre les différentes entités du groupe Saint-Gobain, la tour sera disposée en flex-office sur l'ensemble des étages de bureaux. La livraison du site reste prévue pour la fin d'année 2019, sachant que les premières équipes doivent s'y installer courant novembre. Mais pour l'heure, les équipes espèrent passer l'hiver sans encombres. En effet, le plus grand ennemi de ces mois gris et frais n'est autre que le vent : les opérations de pose des vitres doivent être interrompues si les rafales dépassent les 45 km/h, et risquent ainsi de ralentir l'avancement du chantier.

 

Pour Jean-Marc Pascard, directeur Maîtrise d'ouvrage & Développement chez Generali Real Estate, cette collaboration entre les partenaires va de soi : "Ce sont des sociétés leader, internationales, avec une histoire séculaire, qui sont attachées à l'innovation. Il y avait donc une convergence des vues dès la préparation du projet, en 2013". L'assureur, qui sera propriétaire de l'immeuble, tient à ce que le bien réponde pleinement aux besoins de son futur locataire et a travaillé à des objectifs communs. Le projet serait l'un des plus importants pour le maître d'ouvrage en Europe : "C'est le plus gros contrat clefs-en-main avec un interlocuteur unique, et cela représente un investissement significatif". Entre la charge foncière, le chantier et les différentes taxes, l'addition atteindrait les 300 M€. D'autant que la qualité des matériaux, et leur mise en œuvre, sont l'objet de toutes les attentions. Selon les intervenants du chantier, les choix techniques n'auraient cependant pas alourdi le coût total en permettant de réaliser des gains de temps ou des économies par ailleurs.

 

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