RESULTATS. Le groupe Spie a fait état de bonnes performances lors de la présentation de ses résultats pour 2019. Le chiffre d'affaires progresse, la marge se stabilise et le bénéfice progresse.

Contenu réservé aux abonnés Batiactu+ (en savoir plus)
Pendant la période de confinement décidée par le gouvernement, Batiactu vous offre l'accès à l'intégralité de ses contenus Batiactu+
(en savoir plus)
"En 2019, nous avons atteint tous les objectifs que nous avions annoncés aux marchés : que ce soit en termes de CA, de marge, de cash ou de volume d'acquisition." C'est donc avec une satisfaction certaine que Gauthier Louette, PDG de Spie, a présenté les résultats du groupe à la presse le 11 mars.

 

Ainsi, le chiffre d'affaires l'an passé a progressé de 3,8%, à 6,9Mds€, dont 1,6% de croissance organique, particulièrement dynamique en France, précise le PDG. Bonne nouvelle, la marge s'est stabilisée à 6%, mais avec la progression du CA et des éléments exceptionnels en moins qui l'avaient beaucoup impacté en 2018, le résultat net part du groupe bondit de plus de 65%, pour atteindre 151,4 millions d'euros.

 

Progression en France, baisse au Royaume-Uni liée au Brexit

 

Dans le détail, l'activité en France a généré un peu moins de 2,7Mds€ de chiffre d'affaires, en hausse de 6% par rapport à 2018 (dont 4,6% de croissance organique et 1,4% de croissance externe). La marge de son côté progresse à 6,4% (contre 6,3% en 2018).

 

L'Allemagne et l'Europe centrale sont aussi en bonne forme (+5,6%, à près de 2,3Mds€). C'est moins le cas en Europe du nord et de l'ouest, le chiffre d'affaires reculant de 3,5% (à 1,4Md€). Une tendance liée au Brexit, selon Michel Delville, directeur financier du groupe : "nous perdons 3M€ au Royaume-Uni, alors que l'activité aux Pays-Bas et en Belgique a été solide".

 

Enfin, le segment Pétrole-gaz et nucléaire a réalisé de bonnes performances : avec un chiffre d'affaires de 523 M€, la production a augmenté de 7,4% sur un an, bénéficiant d'une croissance organique solide (+5,3%, et même près de 10% juste sur le pôle Pétrole-gaz). A noter côté nucléaire, Spie est engagé sur l'EPR de Flamanville, dont l'activité affiche une baisse en 2019, moins importante que prévu cependant.

 

En 2019, Spie a procédé à 4 acquisitions, cumulant une production annualisée de 210M€. En France, l'entreprise a finalisé le rachat de Cimlec Industrie, spécialiste de la conception, fabrication, installation et maintenance de solutions dans les domaines de l'électricité, des automatismes et de la robotique industrielle. En Allemagne, l'acquisition d'Osmo lui a permis de se renforcer dans le génie électrique et d'entrer sur le créneau de la gestion de trafic. Toujours de l'autre côté du Rhin, le groupe a également racheté Telba. La dernière acquisition a été réalisée en Autriche, avec Christof Electrics, spécialisé dans les domaines de l'ingénierie électrique, les technologies de mesure, de contrôle, de régulation notamment.

 

La stratégie de Spie consiste plutôt à renforcer ses cœurs de métier, plutôt que d'aller en chercher de nouveaux. Pour 2020, l'activité et le chiffre d'affaires devraient continuer à progresser. Gauthier Louette compte par ailleurs maintenir la marge du groupe "au moins au même niveau".

 


Chiffres clés

 

Chiffre d'affaires : 6,9Mds€, en hausse de 3,8% sur un an
Croissance organique : 1,6%
Production France : 2,7Mds€
Marge : 6%
Résultat net part du groupe : 151,4M€

 

Contenu réservé aux abonnés Batiactu+ (en savoir plus)
Pendant la période de confinement décidée par le gouvernement, Batiactu vous offre l'accès à l'intégralité de ses contenus Batiactu+
(en savoir plus)
actionclactionfp