CONCURRENCE. Alors que le Gouvernement a pris la décision de reconfiner le pays pour des raisons sanitaires, certains commerces sont préoccupés ne pas pouvoir rester ouverts. C'est le cas des salles d'exposition et points de vente de menuiserie, qui contrairement aux négoces et grandes surfaces du bricolage, ont dû fermer leurs portes. Explications.

A travers le terme "commerce essentiel", il devient de plus en plus difficile pour le gouvernement de faire accepter les fermetures et ouvertures des commerces. Après l'imbroglio des librairies et des grandes surfaces, d'autres réclamations suivent à l'instar des magasins de jouets.

 

Dans le secteur, les distributeurs, négoces et grandes surfaces du bricolage peuvent restent ouverts aux professionnels comme au grand public. Il est prévu que le commerce de détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé soit autorisé à continuer son activité. Toutefois, certaines voix commencent à s'élever. L'UFME (Union des Fabricants de Menuiseries) et le SNFA (Organisation professionnelle représentative des concepteurs, fabricants et installateurs de menuiseries extérieures en profilés aluminium) ont envoyé un courrier au gouvernement les alertant de "la distorsion de concurrence entre acteurs d'un même secteur d'activité qu'est le Bâtiment".


Proposition d'un protocole renforcé

 

Selon les deux organisations, "le décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 affirme que les établissements (ERP), relevant de la catégorie M (magasins de vente et centres commerciaux), peuvent accueillir le public pour la livraison, le retrait de commandes" ou l'activité de commerce de détail citée ci-dessus. Ainsi, elles pointent du doigt le fait que "les entreprises dont la désignation de l'activité est le Bâtiment ou le commerce spécialisé ne sont pas autorisées à ouvrir, bien qu'elles soient également des ERP relevant de la catégorie M". Ainsi, elles demandent à pouvoir ouvrir leurs salles d'exposition et points de vente dans le respect d'un protocole strict renforcé (prise de rendez-vous, manipulation des produits seulement par le professionnel, mention des personnes pour la traçabilité…) "Ces mesures dérogatoires seraient les seules à pouvoir préserver nos emplois et maintenir notre activité l'année prochaine", soulignent Bruno Cadudal, Président de l'UFME, et Bruno Léger, Président du SNFA, dans un communiqué commun. Reste à savoir si le Gouvernement donnera son accord à cette nouvelle requête.

 

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