DÉCISION. Le tribunal administratif de Strasbourg (Alsace) a rejeté, ce mardi 25 septembre 2018, une requête en référé qui contestait un arrêté autorisant la mise en chantier de la rocade à l'ouest de la ville.

Coup dur pour les opposants de la rocade alsacienne. Ce mardi 25 septembre 2018, le tribunal administratif de Strasbourg (Bas-Rhin) a rejeté une requête en référé de l'association Alsace Nature, qui contestait un arrêté préfectoral autorisant la mise en chantier du projet de rocade "Grand contournement ouest" (GCO), à l'ouest de la ville. "Les juges des référés ont considéré que la suspension de l'arrêté porterait une atteinte d'une particulière gravité à l'intérêt général", a indiqué le tribunal. Les juges ont également ajouté que ces travaux "déclarés d'utilité publique et urgents, poursuivent un objectif d'aménagement du territoire qui va vers l'amélioration et la sécurité de la circulation ainsi qu'à la réduction des impacts de la traversée de l'agglomération strasbourgeoise".

 

Une des dernières cartes des opposants

 

Le projet de rocade a connu de nombreux rebondissements, mais il semble arriver dans sa phase finale. Le redémarrage de chantier au début du mois de septembre 2018 (lien), après quasiment un an de suspension, a conduit à l'évacuation de la Zone à défendre (Zad) de Kolbsheim, mobilisant plus de 500 gendarmes. Pour rappel, le GCO est une portion autoroute payante (A355) de 24 km 2x2 voies, nécessitant un investissement de près de 600 M€ dont l'ouverture est prévue en 2021. Elle doit désengorger l'A35 en absorbant le trafic du nord au sud du département.

 

"C'est un sentiment profond d'écœurement pour la mobilisation des habitants qui veulent protéger un patrimoine culturel, environnemental et historique", a expliqué Yannick Jadot, eurodéputé Europe Ecologie Les Verts. En effet, ce référé était l'un des derniers espoirs des opposants au projet de rocade, qui souhaite interrompre les travaux préparatoires. Plusieurs manifestants se sont réunis devant la préfecture du Bas-Rhin ce mardi 25 septembre. Ces derniers arboraient des banderoles "Tous unis contre le GCO" et des pancartes "GCO, crime contre la vie", rapporte l'AFP. L'association Alsace Nature n'a cependant pas perdu espoir. En effet, leur avocat, Me François Zind réfléchit "à un pourvoi en cassation, estimant face à une décision incompréhensible".

actionclactionfp