XPAIR. La prochaine réglementation, annoncée pour 2018, verra son périmètre élargi par rapport aux réglementations thermiques précédentes. En plus d'imposer la conception de bâtiments très performants, elle aura également vocation à maîtriser les consommations des utilisateurs et réduire l'impact environnemental sur toute la durée de vie de la construction. Anne-Sophie Seguis (responsable efficacité énergétique à Cegibat) décortique cette réglementation environnementale.

Depuis 1974 et l'entrée en vigueur de la première réglementation thermique dans le bâtiment, les consommations énergétiques liées notamment au chauffage et à l'ECS ont été sensiblement réduites. Les concepteurs disposaient pour se faire de plusieurs leviers : meilleure conception des bâtiments pour valoriser les apports gratuits externes, isolation renforcée pour réduire les déperditions, recours à des systèmes performants et aux ENR pour limiter les consommations. Le label BBC et ensuite la RT 2012 ont été les points d'orgues de cette nouvelle façon de concevoir les bâtiments neufs très performants, qui en moyenne consomment 50 kWhep/m²SRT.an (consommation conventionnelle).

 

A l'inverse d'autres postes de consommation n'ont, eux, fait qu'augmenter. Ainsi les consommations d'électricité spécifique ont bondi de 40 % depuis 1990 (électricité immobilière - éclairage des communes, parking… - et mobilière - HIFI, électroménager). En parallèle, la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), fixe des objectifs ambitieux à la fois sur les consommations énergétiques mais également sur les émissions de carbone, et introduit la notion de bâtiments « à faible empreinte carbone, construits en minimisant leur contribution aux émissions de gaz à effet de serre sur l'ensemble de leur cycle de vie, de leur construction jusqu'à leur déconstruction ».

 

C'est pourquoi la prochaine réglementation, annoncée pour 2018…

 

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