L'économie d'énergie amenée par le remplacement du système de chauffage/refroidissement se retrouverait sur la facture énergétique et améliorerait également la classe de performance du bâtiment, d'une ou deux classes. "Après modernisation de l'installation de chauffage, pour un bâtiment utilisant le gaz naturel ou propane (GPL), le fioul domestique ou un réseau de chaleur, il passe d'une classe 'D' (211-315 kWhep/m²/an) à une classe 'C' (111-210 kWhep/m²/an)". Les auteurs soulignent également l'importance de la maintenance "qui assure la durabilité des équipements et de leur performance dans le temps", et l'optimisation des régulations climatiques qui "rendent possible l'adaptation du fonctionnement du bâtiment au mode d'occupation et aux activités".

 

Phaser les travaux
L'association "Energies et Avenir" recommande donc un phasage des travaux "BBC compatibles", qui permettrait de réduire les coûts d'investissements initiaux, tout en générant des économies financières et énergétiques importantes dès les premières étapes. Une approche qui n'empêcherait pas la réalisation ultérieure de travaux supplémentaires sur l'enveloppe, afin d'améliorer encore la performance du bâtiment. Pour Hervé Thelinge, son président, "le caractère flexible et évolutif des systèmes de chauffage à eau chaude, permettant de moduler la puissance en fonction de la réduction future des besoins, en cas d'isolation ultérieure du bâti par exemple, permet en outre de garantir la pérennité des investissements engagés". Une nouvelle étude, portant toujours sur la rénovation énergétique du tertiaire, sera publiée en 2014 : elle concernera plus spécifiquement les établissements d'enseignement, qui représentent 20 % des surfaces (soit 182 millions de m²).

 

Méthodologie de l'étude :
Suite à un travail de segmentation et de description du parc, cinq typologies de bâtiments ont été définies et parmi celles-ci, deux ont été retenues dans le cadre de l'étude : les bureaux de centre-ville, qui présentent une grande disparité architecturale, et les bureaux à plateaux larges et bureaux cloisonnés typiques des zones d'activité commerciale. Trois modèles de bâtiments ont été imaginés : une mairie de faible surface, un immeuble de bureaux de centre-ville de moyenne surface, et un ensemble de grande surface de ZAC. Une méthode globale Th-C-Ex a été adoptée pour les calculs, dans deux zones climatiques distinctes correspondant aux villes de Paris et Nice. Enfin, trois scénarii ont été considérés pour chaque typologie : ils correspondent à des objectifs croissants de performance énergétique, logiques pour les maîtres d'ouvrage. Le premier scénario concerne un replacement des systèmes de production de chaud et de froid. Le deuxième porte sur ce même point et sur une rénovation de l'enveloppe du bâtiment. Le troisième vise à l'atteinte d'un niveau BBC, avec nouveau système de chauffage, rénovation lourde et installation de panneaux photovoltaïques.

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