JUSTICE. Le procès d'un ancien militaire et d'un homme d'affaires, jugés pour corruption et favoritisme dans l'attribution du marché du "Balardgone", le Pentagone à la française, vient de s'ouvrir à Paris ce 27 janvier 2020. L'enquête sur le nouveau ministère de la Défense a débuté en 2010, après un signalement anonyme.

Le procès du "Balardgone", considéré comme le Pentagone à la française, vient de s'ouvrir à Paris ce 27 janvier 2020. Le nouveau siège du ministère de la Défense, projet lancé en 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy et inauguré fin 2015 sous le mandat de François Hollande, regroupe maintenant les armées de terre et de l'air ainsi que la marine. Implanté dans le quartier Balard du XVe arrondissement de la capitale, il accueille environ 9.000 personnes. Mais l'attribution, en février 2011, de ce marché d'un montant de plus de 3,5 milliards d'euros à un consortium mené par Bouygues, a éveillé les soupçons de la justice après un signalement anonyme. L'enquête avait débuté en 2010, alors que l'appel d'offres de ce partenariat public-privé était encore en cours. Deux personnes sont au centre de l'attention : un ancien militaire, Fabrice Couderc, est suspecté d'avoir dérobé des documents confidentiels et est à ce titre jugé pour "favoritisme" et "corruption passive". L'homme d'affaires Karim Aïssa comparaît pour sa part pour "recel de favoritisme" et "corruption active" : il est soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire pour favoriser des entreprises candidatant à des marchés publics, et est également jugé pour une procédure d'appel d'offres relative à un projet de plateforme postale en Martinique.

 

Ce lundi 27 janvier 2020 s'est donc tenue la première journée d'audience, consacrée à la lecture du dossier. Le mercredi 29 janvier, le tribunal entendra Karim Aïssa ainsi que Fabrice Couderc sur le marché du Balardgone, avant de se pencher jeudi 30 janvier sur le site de la Poste en Martinique. Le parquet devrait présenter ses réquisitions lundi 3 février, sachant que le procès doit s'achever le mercredi 5 février avec les plaidoiries des avocats de la défense.

actionclactionfp