Avec 12 km de viaducs et de digues, la future Nouvelle Route du Littoral au nord-ouest de l'île de la Réunion aura un impact environnemental certain, en phase chantier puis en phase d'exploitation. La maîtrise d'ouvrage a donc choisi de mettre en place en ensemble de mesures d'atténuation et de compensation, afin de le limiter. Olivier Tricoire, le directeur opérationnel depuis 2017, nous précise : "En tout, le volet environnemental représente environ 80 M€, ce qui représente 5 % du montant global du projet, ce qui est élevé pour un projet d'infrastructure où la moyenne est d'avantage de 2-3 %". Un fort accent a donc été mis sur la préservation de la richesse de l'écosystème local avec le concours de multiples intervenants, bureaux d'études et associations, comme Biotope, Artelia, Globice, Kélonia, Quiet Ocean, SEOR…
Pas moins de 147 mesures ont été prises : six en amont pendant la phase de conception, 110 en phase chantier, et 31 qui seront mises en place pendant l'exploitation de la Nouvelle Route du Littoral. Typologiquement, 79 de ces mesures consistent à réduire les nuisances et impacts, 44 à mesurer et effectuer un suivi, 16 à compenser et 8 à éviter les impacts. Et aucune espèce n'a été oubliée : "Les principaux enjeux étaient les mammifères marins, les chéloniens (tortues), les oiseaux et les coraux", détaille le directeur opérationnel.
Découvrez les mesures de protection de l'environnement les plus emblématiques dans les pages suivantes
Grégoire Noble, envoyé spécial à La Réunion
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