CONJONCTURE. Les taux d'intérêts des crédits immobiliers accordés aux particuliers ont de nouveau baissé en juin 2018, selon une étude de l'observatoire du Crédit logement. Cette baisse est due notamment à la forte concurrence entre les établissements de crédits.

La tendance se confirme pour les taux d'intérêts des crédits immobilier. L'observatoire du Crédit logement a publié une étude, ce mardi 17 juillet 2018, montrant une nouvelle baisse des taux des crédits immobiliers accordés aux particuliers en juin. Ils s'établissent en moyenne à 1,44 % (1,45 % pour l'ancien et 1,48 % pour le neuf), contre 1,46 % au mois de mai dernier. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis février 2017, et cela malgré l'allongement de la durée des crédits. Toujours en juin 2018, cette dernière s'élève à 222 mois en moyenne, soit une hausse de 4 mois depuis le début de l'année. Elle est la même qu'au second semestre 2007 (avant la crise des subprimes), "ce qui permet aux ménages modestes, dont ceux en primo-accession, de continuer à réaliser leurs projets immobiliers grâce à des prêts accordés sur des durées plus longues", commente l'observatoire. Il estime également que la "concurrence toujours très vive" entre les établissements de prêts et l'abondance de liquidités bon marché, disponibles dans l'économie, accentuent cette baisse.

 

En revanche, cette chute n'est pas suffisante pour faire rebondir la demande et compenser la hausse des prix de l'immobilier. En effet la tendance baissière de l'activité des crédits persiste, avec un rythme d'évolution sur un glissement annuel de - 3,2 % pour la production et - 8,5 % pour le nombre de prêts bancaires accordés en juin 2018. Néanmoins, ce repli s'est atténué ce dernier trimestre, en comparaison avec le deuxième trimestre 2017, la production et le nombre de prêts sont en hausse de respectivement 8,4 % et 2,5 %. Pour les ménages, la capacité à acheter suit le cours de l'immobilier. La surface achetable est en baisse dans 73 % des 34 villes de plus de 100.000 habitants, avec une chute nette pour 61 % des communes en question.

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