ENERJ-MEETING PARIS 2022. A quelques jours d'EnerJ-meeting Paris 2022, organisé par Batiactu Groupe, Philippe Nunes, directeur de l'évènement, nous en dévoile les principaux axes. Au menu : bas carbone, évolution des modes de vie et orateurs d'intérêt.

EnerJ-meeting 2022, qui se tiendra le 31 mars 2022 au palais Brongniart, sera la sixième édition parisienne de l'évènement (organisé par Batiactu Groupe, ndlr). L'occasion pour son directeur, Philippe Nunes, de dévoiler les principaux axes de ce millésime, dans un contexte de crise énergétique qui donne encore davantage de poids aux thématiques de l'efficacité énergétique et du retrait des énergies fossiles.

 

Batiactu : Quels seront les grands messages qui seront délivrés lors d'EnerJ-meeting 2022 ?

 

Philippe Nunes : Cette sixième édition abordera une thématique très ambitieuse : construire et rénover zéro carbone. Car, à vrai dire, nous n'avons pas d'autres choix que de décarboner notre économie et nos modes de vie. Cet effort concernera la construction neuve, avec l'entrée en vigueur cette année de la réglementation environnementale 2020, mais aussi la rénovation du parc existant.

 

Batiactu : Avec l'inflation des prix énergétiques, et la volonté de se passer le plus rapidement possible des énergies fossiles, notamment importées, ces thématiques prennent encore plus de poids...

 

Ph.N. : Les sujets énergie et environnement traditionnellement traités lors d'EnerJ-meeting n'ont, en effet, jamais été autant d'actualité. La crise sanitaire a, dans un premier temps, rappelé l'importance de la qualité de l'air que l'on respire. Les sujets énergie sont ensuite venus sur le devant de la scène.

 

Ces crises de différentes natures constituent de nouveaux intrants qui ne font, comme souvent, qu'accélérer les transitions en cours. Les confinements ont développé le recours au télétravail, réduit les temps de transports, avec des conséquences positives en matière d'empreinte carbone. La crise énergétique va nous amener à nous orienter vers davantage de solutions locales, les énergies renouvelables, et accélérer le développement de nouveaux vecteurs énergétiques comme les gaz vert et l'hydrogène. Les projets de recherches aboutiront probablement plus tôt que prévu. Transformons ces crises en autant d'opportunités pour aller plus vite et plus loin.

"Nous avons des talents extraordinaires en France"

 

Batiactu : EnerJ-meeting est également un lieu prisé des architectes. Quels seront les thèmes abordés, cette année, dans la pratique ?

 

Ph.N. : De nombreux architectes de renom sont attendus. Mais notons également la présence de praticiens peut-être moins célèbres, mais dont le travail est tout aussi remarquable. Sera par exemple présentée la surélévation bas carbone de la plus haute tour de France ""Watt", par l'architecte et urbaniste Vincent Lavergne. Ou encore un retour d'expérience sur la construction de bâtiments "réversibles" par l'architecte Patrick Rubin.

 

Il faut rappeler à quel point nous avons des talents extraordinaires en France. Notamment du côté des architectes qui mordent sur ce sujet. A EnerJ-meeting, nous essayons d'être avant-gardistes en mettant en avant les pionniers. A ce titre, citons également la présentation d'un projet de rénovation hors site par Rabot Dutilleul et Vilogia.

 

Batiactu : La RE2020 vient d'entrer en vigueur. Qu'entendront les visiteurs au sujet de cette réglementation ?

 

Ph.N. : Le point singulier, cette année, c'est la conception de ce label RE2020. C'est un sujet où la demande d'informations est forte, comme le prouve une étude que nous venons de réaliser (1), montrant que 77% des acteurs de la maîtrise d'œuvre s'y intéressaient. C'est compréhensible, car la dimension de la construction neuve va s'élargir du fait de ce label, au delà des seules questions d'énergie et de carbone. Les visiteurs auront un point complet et précis sur ce sujet, avec l'intervention, notamment, de Philippe Pelletier, président du Plan bâtiment durable, chargé de sa conception.

 

Batiactu : Comment voyez-vous les choses au niveau de la rénovation du parc existant ?

 

Ph.N. : C'est le grand sujet des années à venir. Et il n'y a jamais eu autant d'aides, de copropriétés à rénover, d'engouement des acteurs pour ce marché. Sur la partie énergétique, il reste un long chemin à parcourir. Sur le plan du carbone, le bilan est par défaut favorable puisque l'immeuble est déjà construit, du CO2 étant stocké dans les matériaux et les équipements. Le défi devient alors celui de l'économie circulaire et du réemploi, sujet également abordé à EnerJ-meeting. Les acteurs semblent tout à fait partant vis-à-vis de cette évolution : 81% des personnes sondées dans notre étude estiment que la prochaine réglementation sur l'existant devrait intégrer la composante 'carbone'.

 

L'effort devra également porter sur le parc tertiaire. Sujet qui sera abordé par plusieurs acteurs lors de l'évènement, à travers notamment un retour d'expérience concret présenté par Crédit Mutuel-Arkéa et Artelia Bâtiments Durables. Venir à EnerJ-meeting, c'est ainsi s'assurer de disposer des informations les plus fraîches et pertinentes sur l'ensemble des sujets qui occupent le secteur aujourd'hui.

 

(1) Enquête réalisée le 3 mars 2022 par Xpair (Batiactu Groupe) pour EnerJ-meeting en partenariat avec Tribu Energie auprès de 650 prescripteurs MOA et MOE

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