«La France est en train de vivre un exode rural à l’envers», a déclaré vendredi le sociologue Guillaume Erner lors de la présentation de son étude réalisée pour le compte de l’Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI). En effet, pour la première fois, la France assiste à une augmentation de la population dans les campagnes. Un essor des néo-ruraux qui modifie profondément la physionomie de l’Hexagone. Et dans un tel contexte la part de la maison individuelle prend toute son ampleur ! Car si ce phénomène de néo-ruralisation modifie la structure du peuplement sur le territoire, il change également le rapport à la maison.

La néo-ruralisation booste le marché de la maison individuelle

Recherche d’une certaine qualité de vie, désir de vivre dans un cadre moins urbain, besoin d’espace, engouement pour l’architecture régionale et surtout nécessité budgétaire… le choix d’habiter loin de la ville répond à de nombreuses exigences. Des besoins auxquels les constructeurs de maisons individuelles peuvent répondre, selon Guillaume Erner. « La maison individuelle s’impose aux néo-ruraux comme la manière la plus évidente de vivre à la campagne», analyse ce dernier. Et puis, la campagne permet de réunir en un seul et même lieu résidence principale et secondaire.

Le reflet d’un mode de vie

Et la tendance ne fait que commencer ! En effet, cette étude prouve que la demande de maisons individuelles va encore continuer de croître. Hausse des prix de l’immobilier dans les villes, essor des familles recomposées qui implique un besoin d’espace pour les enfants, choix d’un habitat adapté pour le 3ème âge… Autant de critères qui devraient en effet favoriser le développement de la maison individuelle dans les zones rurales !
«Le développement de la maison individuelle néo-rurale marque le triomphe du modèle de la maison comme moyen d’accéder à un mode de vie qui est devenu l’idéal de la majorité des Français», explique par ailleurs Guillaume Erner. Car pour les Français, la maison doit en effet aujourd’hui répondre à six qualités phares : apporter le confort à ses habitants, procurer une sécurité effective –sociale comme psychologique–, être fonctionnelle, incarner une forme de statut –à la fois extérieur et intérieur– et prodiguer du plaisir.
Ces nouveaux modes de vies et cette quête du confort et du plaisir placent également le jardin comme l’une des motivations principales à habiter à la campagne. Désormais considéré comme une pièce de la maison à part entière, le jardin permet effectivement d’offrir un lieu de jeux aux enfants, d’avoir de l’espace autour de la maison, de pratiquer diverses activités de jardinage ou de plein air… et aussi de se détendre !!!
A l’heure du télétravail, des RTT ou encore du développement des infrastructures routières, les Français ne tarissent plus d’arguments pour aller vivre la campagne…

Stéphanie Gendron

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