FERROVIAIRE. Une décision ministérielle vient d'acter la réalisation de cette ligne ferroviaire, qui fait partie des projets prioritaires intégrés dans la loi d'orientation des mobilités. Prochaine étape : l'enquête d'utilité publique.

Elle fait partie des quelques lignes ferroviaires dont la construction a été prévue dans la loi d'orientation des mobilités (LOM). La ligne nouvelle Roissy-Picardie (LNRP) a été l'objet d'une décision ministérielle en date du 28 août 2020, dans laquelle la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, et le ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, ont confirmé sa réalisation en deux phases.

 

"Ils définissent les conditions de lancement de l'enquête d'utilité publique et les dispositions retenues pour la suite du projet, en demandant à SNCF Réseau de préparer le dossier d'enquête et de finaliser les procédures préalables à son organisation", indique ainsi un communiqué du ministère. Une décision guidée par les "enseignements tirés de la concertation publique, qui s'est tenue du 2 décembre 2019 au 18 février 2020".

 

Un nouveau barreau ferroviaire


Le projet comprend notamment un "nouveau barreau ferroviaire reliant la ligne à grande vitesse d'interconnexion au nord de l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle [d'une longueur de 6km, NDLR] ainsi que de plusieurs aménagements capacitaires sur le réseau existant", rappelle le ministère. Le conseil d'orientation des infrastructures, qui a permis de préparer le volet programmation de la LOM, avait en effet préconisé une réalisation de ce projet, dont le montant est estimé à 340M€ au total, en deux phases.

 

La première phase, qui doit mobiliser 160M€ de la part de l'Etat, doit comprendre "la réalisation de la ligne nouvelle et des aménagements nécessaires en gare de Roissy et en gare de Survilliers-Fosses pour assurer le fonctionnement de la liaison", indiquait le rapport du COI, en février 2018. Prévue initialement pour 2022, le ministère juge désormais qu'elle se fera à horizon 2025.

 

Renforcer l'attractivité des territoires


La deuxième phase représente 35M€ d'investissements de la part de l'Etat. Elle concernera "le prolongement de la ligne nouvelle jusqu'à Survilliers-Fosses, l'aménagement d'une quatrième voie en gare de Chantilly-Gouvieux et l'augmentation des capacités de remisage en gare d'Amiens afin de créer les gains de robustesse nécessaires pour faire face à un éventuel renforcement de la grille horaire et des dessertes de la liaison", expliquait le COI.

 

"Le projet contribuera à renforcer l'attractivité et le dynamisme des territoires de l'Amiénois, du Sud des Hauts-de-France et du Nord-Est du Val d'Oise, tout en favorisant le report modal vers le ferroviaire dans une perspective de développement durable", estime le Gouvernement, qui se dit attaché à cette ligne nouvelle. Car comme le rappelle la ministre Barbara Pompili, "Roissy est un bassin d'emploi majeur et grâce à cette avancée attendue de longue date, le quotidien des nombreux habitants qui y travaillent, sera durablement facilité", grâce à un accès direct à l'aéroport et à son pôle d'activités.

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