De Paris à Mayotte en passant par la Guyane, l'agence RH+ mène des projets en dialogue avec l'environnement. Spécialiste de l'architecture bioclimatique tropicale, le cabinet d'une dizaine de collaborateurs, lauréat des Albums des jeunes architectes en 2006, promeut la ventilation naturelle, des espaces ouverts et une approche contextualisée, attentive au climat et aux usages, loin des modèles standardisés. Une vision portée par deux associés, Alix Héaume et Adrien Robain, qui suivent leurs projets de la conception à la réalisation. Rencontre avec Adrien Robain.
Votre agence cherche à embaucher un chargé de projet. Êtes-vous dans une dynamique de croissance ?
Adrien Robain : Ce n'est pas notre objectif. Nous tenons à rester une structure de taille intermédiaire. L'échelle de 10 à 15 collaborateurs qui est aujourd'hui la nôtre convient parfaitement à Alix Héaume, mon associée, et moi. Nous souhaitons rester au cœur de la machine et continuer à travailler directement sur les projets. Ce qui nous anime, tous les deux, c'est avant tout de faire de l'architecture. Être à la tête d'une grosse agence implique une autre manière d'exercer ce métier.Ce qui nous plaît, c'est d'être pleinement impliqués dans la conception comme dans la réalisation. Nous adorons les chantiers et pensons que l'architecture s'y construit aussi. C'est une activité que les architectes ne doivent pas abandonner, bien qu'elle soit chronophage. Notre agence travaille exclusivement sur des missions complètes et principalement pour la maîtrise d'ouvrage publique. Cela peut sembler paradoxal au regard des opérations en zones tropicales que nous concevons. Selon nous, la mission de synthèse doit être conduite par des architectes.
Mener des suivis de chantier, est-ce la garantie de maîtriser vos projets jusqu'au bout ?
Absolument. Le projet d'architecture se construit également en phase de chantier, lorsque des arbitrages sont pris et que des adaptations sont demandées. C'est aussi ce qui rend les projets passionnants. Les surprises qui émergent au cours des travaux enrichissent les opérations.
Les concours de marché public se sont-ils complexifiés ces dernières années ?
Complexifiés, je ne sais pas, mais raréfiés, c'est certain. Il y en a de moins en moins, mais ceux qui sont encore lancés sont plutôt bien conçus. Nous apprécions de répondre à des concours et en sommes de véritables adeptes. Nous réalisons ponctuellementIl vous reste 77% à découvrir.
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"Nos agences s'épuisent dans des candidatures qui se complexifient", D. Dessus, architecte