Le préfet de Maine-et-Loire, Michel Cadot, et le directeur de la construction de Cofiroute, André Broto, ont officiellement lancé mardi à Angers le chantier du contournement autoroutier de la ville par l'autoroute A11 (Paris-Nantes).

Inscrit depuis plus de 30 ans dans les schémas directeurs d'aménagement de l'agglomération angevine, le projet a longtemps buté sur des obstacles politiques locaux et les réticences des riverains.
Plus récemment, le conflit entre l'Etat et les concessionnaires au sujet de la TVA sur les projets autoroutiers avait retardé le lancement des travaux.

Le ministre de l'Equipement, Gilles de Robien, et le PDG de Cofiroute, Henri Stouff, ont signé mardi à Paris les derniers avenants au contrat de concession, réglant "définitivement" ce différend, selon la société privée d'autoroutes.
D'un montant de 450 millions d'euros, le projet de contournement autoroutier d'Angers constitue le dernier chaînon manquant de l'autoroute Paris-Nantes.

Il porte sur la construction d'un tronçon de 14,3 km au nord de la Maine et prévoit la réalisation de deux ouvrages d'art principaux: un viaduc de 529 mètres permettant de franchir la rivière en amont de la ville et une tranchée couverte de 1,7 km dans les zones urbaines du tracé.
Cette tranchée a longtemps fait l'objet d'une vive polémique entre les porteurs du projet et les riverains, réunis au sein de l'association Cactus.
Cette dernière défendait l'option d'un tunnel long de 4,2 km, qui n'a finalement pas été retenue.

Actuellement, les automobilistes qui empruntent l'A11 traversent Angers en longeant la Maine et en passant même au pied du château, via des voies sur berges. Entre 80.000 et 120.000 automobilistes y passent quotidiennement.
La mise en service du contournement autoroutier est prévue pour août 2008.

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