RÉSEAU ROUTIER. Dans un rapport adopté par son conseil d'administration, Île-de-France Mobilités demande à sa présidente, Valérie Pécresse, de réclamer à l'État le transfert des autoroutes non-concédées et routes nationales de la région francilienne. L'autorité organisatrice de transports souhaite également récupérer la gestion du boulevard périphérique de la capitale.

Transférer la gestion du boulevard périphérique parisien et des autoroutes non-concédées et routes nationales de la région francilienne : c'est ce que demande officiellement le conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités (IDFM) dans un rapport adopté ce 14 septembre et consulté par l'AFP. Le document charge ainsi la présidente de l'autorité organisatrice de transports, Valérie Pécresse - par ailleurs présidente de la région et candidate du parti Libres ! à l'élection présidentielle de 2022 -, de réclamer à l'État la gestion de ce réseau routier. C'est dans le cadre du projet de loi 3DS (pour différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification), actuellement examiné par le Parlement, que ce rapport intervient, le texte législatif prévoyant en effet le transfert du réseau routier national aux régions.

 

IDFM demande aussi à "disposer de ressources suffisantes"

 

"Le transfert de la compétence routière de l'État en Île-de-France à IDFM apparaît pourtant naturel au regard des compétences de l'autorité organisatrice des mobilités, notamment sa capacité à organiser l'intermodalité à l'échelle régionale et à porter les synergies entre le réseau routier et les transports en commun et les mobilités partagées", indique le rapport. Réclamant au passage "la garantie de disposer de ressources suffisantes" pour assumer ce transfert, IDFM souhaite créer des lignes express d'autobus circulant sur les autoroutes, aménager des voies réservées et coordonner les systèmes d'information en temps réel avec le réseau des transports publics. Les départements intéressés pourraient pour leur part récupérer la gestion de certaines routes nationales, ajoute le document.

 

Quant au périph' parisien, propriété de la Ville de Paris à l'heure actuelle, sa vocation serait également de rejoindre le réseau géré par IDFM : "Par cohérence avec les caractéristiques du boulevard périphérique et à son intérêt régional, le transfert de la compétence devrait pouvoir s'étendre également à cette infrastructure dont la cohérence avec le réseau de l'État ne fait pas débat", complète le rapport.

 

Valérie Pécresse a récemment proposé d'organiser un référendum sur l'avenir du périphérique de la capitale, qu'Anne Hidalgo - maire de Paris et elle aussi candidate socialiste à la présidentielle - compte transformer en "boulevard urbain" qui laisserait moins de place à la circulation autoroutière. Dans le même temps, la présidente de la région a renoncé à instituer une écotaxe qui se serait appliquée aux poids lourds empruntant les routes gérées par IDFM.

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