PROMOTION. Sans nier que le secteur immobilier connaîtra des "perturbations" suite à la crise du coronavirus, impossibles à chiffrer en l'état, deux majors français de la promotion, Icade et Nexity, assurent être assez "solides" pour traverser la crise sans trop d'encombres.

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"Il est trop tôt à ce stade pour déterminer l'impact que la crise du coronavirus pourrait avoir sur les résultats 2020 de Nexity". Le message est clair, il date du 20 mars au soir. Le premier promoteur français sait que le confinement aura des conséquences sur les activités de construction et de promotion. Ne serait-ce que par ce que les chantiers sont, depuis une semaine maintenant, à l'arrêt. "La principale inconnue [est] la durée de la crise épidémique ainsi que [les] mesures de précaution sanitaires", précise le communiqué. "Après un début d'année 2020 marqué par une dynamique commerciale en ligne avec celle de l'année précédente", Nexity a constaté ces derniers jours la suspension, en plus de ses chantiers, "de la recherche de logements ou de bureaux à l'achat ou à la location, et des décisions d'achat de ses clients, logiquement au moins pour la durée du confinement".
Cependant, avec un carnet de commandes de plus de cinq milliards d'euros et un pipeline potentiel de plus de 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires en promotion, tels qu'exposés lors de l'annonce des résultats, fin février, et "sans compter ses activités de services récurrentes", le promoteur "dispose d'une bonne visibilité à moyen terme".

 

La raison ? "Même en période de crise aiguë, et dans un contexte d'offre faible, le logement constitue un besoin fondamental". Et Nexity "jouit d'une structure financière saine, d'une structure de coûts largement variabilisée dans ses métiers de promotion, d'une absence quasi-totale de stocks à risque, et d'une capacité éprouvée à rebondir très rapidement dès que la conjoncture le permettra". "La position de trésorerie du groupe est solide", ajoute le communiqué, "avec à ce jour 775 millions d'euros de trésorerie et 555 millions d'euros de lignes de crédit bancaires confirmées et non tirées".

 

 

Icade dispose d'un pipeline sur son propre foncier

 

Même son de cloche du côté d'Icade. La foncière fait valoir, dans un communiqué daté de lundi matin, ses atouts, notamment en matière de promotion, à commencer par "un pipeline de développement totalement sous notre propre contrôle (fonciers appartenant à Icade) dont la volumétrie peut être adaptée sans délai aux conditions de marché". Mais aussi "une liquidité importante, avec à date plus de 700 millions d'euros de trésorerie, et 1,7 milliard d'euros de lignes de crédit non tirées disponibles, représentant près de quatre années de remboursement des intérêts et du capital de la dette". Quant aux foncières tertiaire et santé, elles ont pour locataires des "grandes entreprises ou opérateurs publics", peu à même de lui faire défaut.

 

Constatant que "la crise aura pour effet de décaler la commercialisation des opérations, en résidentiel" notamment, ainsi que l'obtention des permis de construire, et que la filière Bâtiment est déjà "très impactée (rupture d'approvisionnement, difficultés à respecter sur sites les mesures gouvernementales)", Icade Promotion prévoit un impact sur son chiffre d'affaires à l'avancement. "Il ne nous est pas possible de chiffrer à ce stade l'impact financier de cette crise sur nos résultats et le cash-flow net courant 2020. En conséquence, nous sommes amenés à suspendre notre guidance annuelle 2020 et nos priorités 2020 annoncées en février dernier, et ce jusqu'à stabilisation de la situation", conclut le groupe.

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