Deux mois après sa nomination au gouvernement, le secrétaire d’Etat chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc, a dévoilé mardi les premières actions visant à faire de Paris une «ville-monde» d’ici à 2030. Mise en place d’une équipe dédiée, d’un calendrier d’exécution, lancement de «projets structurants»… Présentation.

«Pour jouer à plein son rôle moteur, notre région capitale manque depuis trop longtemps d’une vision partagée de son avenir. Il convient donc d’imaginer une ambition, une vision à 20 ou 30 ans», a déclaré mardi, Christian Blanc, chargé il y a deux mois par le président Nicolas Sarkozy de «définir une vision pour la région capitale à l’horizon 2030, et d’imaginer les modes d’organisation qui permettront à tous les acteurs concernés de faire de cette vision une réalité».

Le secrétaire d’Etat a fixé mardi 6 objectifs principaux : «redonner une vitalité économique forte à la région capitale», «tenir compte des populations qui habitent des zones en grande difficulté», «anticiper les conséquences du nouveau contexte écologique», «dimensionner les infrastructures», et «prévoir des gestes architecturaux forts».

Création d’une «administration de mission»
Pour atteindre ces objectifs, Christian Blanc s'est doté d'une équipe d'une cinquantaine de personnes, dirigée par Pierre Veltz, ancien directeur des Ponts et chaussée. Cette dernière aura pour rôle de mettre en place un certain nombre d’actions concrètes, parmi lesquelles le lancement vers la fin de l’année 2008 de «deux projets structurants» : création d’un cluster technologique et scientifique d’envergure mondiale sue le Plateau de Saclay au Sud, et aménagement de la Plaine de France au Nord-est.
Par ailleurs, le secrétaire d’Etat a annoncé mardi la présentation pour la fin de l’année d’«une stratégie et d’une première esquisse pour la région capitale à l’horizon 2030» ainsi que le lancement début 2009 de «projets prioritaires complémentaires».

Christian Blanc compte présenter fin 2009 «un projet global pour l’avenir de l’avenir de la région capitale» et proposera également à ce moment-là«un mode de gouvernance».

Pour rappel, Bertrand Delanoë a déjà prévenu mardi dernier qu’il ne souhaitait pas diriger le Grand Paris. Interrogé par le quotidien Libération sur la future instance regroupant Paris et ses voisines, le maire de Paris souhaite «une instance de pilotage commun». «Dans cette nécessité de créer une gouvernance commune, souple, performante (...) je souhaite que Paris donne de l'énergie, du savoir-faire, des moyens, mais je pense totalement inopportun que son maire en soit l'animateur principal».

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