INFRASTRUCTURE. Après avoir renoncé au projet de modernisation de la Gare du Nord tel que signé avec la foncière Ceetrus et la rupture du contrat, SNCF Gares & Connexions se dit déjà au travail pour repenser cette rénovation, en deux temps.

A quoi ressemblera finalement la Gare du Nord ? Après la rupture du contrat qui liait SNCF Gares & Connexions et la foncière Ceetrus, le projet est une nouvelle fois remis à plat. Ce qui ne signifie pas, loin de là, que la SNCF renonce à la modernisation de la plus grande gare d'Europe pour le trafic de voyageurs. Il faut cependant tout revoir, encore, et vite.

 

L'Etat presse d'ailleurs très lourdement le groupe SNCF, comme l'évoque un communiqué du ministère des Transports. "La priorité est désormais de mettre en œuvre au plus vite un plan alternatif d'adaptation à court terme de la Gare du Nord pour assurer la meilleure qualité de service aux usagers lors de la coupe du monde de Rugby de 2023 et des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Le Gouvernement sera particulièrement attentif à ce que la SNCF mobilise toutes les ressources nécessaires pour y parvenir."

 

Un "plan B" qui démarre immédiatement

 

Ce "plan B", d'une cinquantaine de millions d'euros, devrait être réalisé avec l'Arep, l'agence d'architecture de la SNCF. Alors qu'Antoine Grolin, président du conseil d'administration de Ceetrus, moque la somme ("Je ne sais pas ce qu'ils vont faire avec 50 millions à part changer les verrières et mettre un coup de peinture", indique-t-il à l'AFP), la direction que doit prendre cette adaptation est déjà définie.

 

Ainsi, Marlène Dolvek, directrice générale de Gares & Connexions, explique à l'AFP qu'il s'agira d'ajouter des escaliers mécaniques, de renforcer la signalétique, de réaménager la gare routière, d'ajouter des places de stationnement pour les vélos, de revoir la zone des taxis et VTC, de pacifier les espaces jouxtant le bâtiment, etc. Le terminal transmanche doit également être agrandi. Et comme il n'y a pas de temps à perdre, "nous démarrons tout de suite", affirme-t-elle.

 

Une autre étape à horizon 2030

 

L'Etat appelle également à "une modernisation plus profonde" de la gare. Il la juge nécessaire "au bénéfice à la fois des déplacements du quotidien et des grandes lignes nationales et internationales".

 

"Il y aura un plan C parce que nous n'avons pas abandonné l'idée d'avoir une gare prête à l'horizon 2030, pour accueillir nos voyageurs et l'importante augmentation des flux que nous anticipons", ajoute ainsi Marlène Dolvek. Là encore, le Gouvernement souhaite que les choses aillent vite et que "la SNCF revisite dans les meilleurs délais son projet pour assurer cette transformation d'ici à 2030, en lien avec les acteurs publics concernés".

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