L'exposition «Scénographies d'architectes», jusqu'au 22 octobre au Pavillon de l'Arsenal (Paris), présente 115 mises en scènes d'expositions, réalisées par des architectes au cours des dix dernières années en Europe.

Architecture éphémère, la scénographie s'apparente en quelque sorte à une maquette grandeur nature qui se glisse dans une enveloppe.

Depuis 15 ans, le Pavillon de l'Arsenal fait appel à 65 architectes pour concevoir les scénographies de ses expositions. Une histoire retracée sur quinze écrans.
ACTAR ARQUITECTURA

«The un-private house», Museu d'art contemporani, Barcelone (Espagne), 2001, 500 m2.
A travers des vitrines en bulles de plastique, l'exposition offre de nouvelles perspectives à l'architecture domestique en évoquant la maison et l'intimité dans une trentaine de projets internationaux récents.
A travers des vitrines en bulles de plastique, l'exposition offre de nouvelles perspectives à l'architecture domestique en évoquant la maison et l'intimité dans une trentaine de projets internationaux récents.
AV62 ARQUITECTOS

«El becerro de oro. El toro en el mediterraneo antiguo, de la prehistoria hasta finales del mundo romano», Museo d'historia de la cuitat, Barcelone (Espagne), 2003, 498 m2.
Le parcours labyrinthique s'est adapté au cours de la conception, s'imposant comme un cheminement lumineux et immatériel. En illuminant d'un ton chaud l'exposition, la couleur permet d'éviter que son parcours soit ponctué d'une succession d'éclairages.
Le parcours labyrinthique s'est adapté au cours de la conception, s'imposant comme un cheminement lumineux et immatériel. En illuminant d'un ton chaud l'exposition, la couleur permet d'éviter que son parcours soit ponctué d'une succession d'éclairages.
AVIGNON - CLOUET

«La très grande librairie», Le Lieu Unique, Nantes (France), 2003, 1.400 m2.
Scénographie installée dans le cadre du festival «Le livre et l'art», «La très grande librairie» propose à la consultation et à l'achat 8.000 livres d'art. Elle engrange le savoir livresque dans cinq silos constitués d'une structure circulaire composée de cartons empilés et enserrée, en partie basse, par une palissade de bois.
Scénographie installée dans le cadre du festival «Le livre et l'art», «La très grande librairie» propose à la consultation et à l'achat 8.000 livres d'art. Elle engrange le savoir livresque dans cinq silos constitués d'une structure circulaire composée de cartons empilés et enserrée, en partie basse, par une palissade de bois.
BKK-3

«Um die Wurst, vom essen und trinken im Mittelalter», Wien Museum Karlsplatz, Vienne (Autriche), 2006, 202 m2.
L'exposition ayant pour thème «Manger et boire dans la Vienne médiévale» occupe un «vaisseau spatial» de couleur blanche qui se détache au sein du parcours des collections du Wien Museum. De la vente à la conservation des aliments en passant par les latrines, quatre secteurs se partagent plusieurs modules de part et d'autre du dispositif.
L'exposition ayant pour thème «Manger et boire dans la Vienne médiévale» occupe un «vaisseau spatial» de couleur blanche qui se détache au sein du parcours des collections du Wien Museum. De la vente à la conservation des aliments en passant par les latrines, quatre secteurs se partagent plusieurs modules de part et d'autre du dispositif.
COOP HIMMELB(L)AU

«Fashion wille go out fashion - Rudi Gernreich», Kunstlerhaus Landesmuseum Joanneum, Graz (Autriche), 2000, 563 m2.
Sol, murs et plafond sont tapissés des coupures de presse consacrées au couturier Rudi Gernreich. Les architectes font de chaque mètre carré un support d'information et de communication.
Sol, murs et plafond sont tapissés des coupures de presse consacrées au couturier Rudi Gernreich. Les architectes font de chaque mètre carré un support d'information et de communication.
PHILIPPE GAZEAU

«Modèles réduits», La Galerie d'architecture, Paris (France), 2001, 100 m2.
L'installation consiste en une construction précaire et fragile entièrement définie par une enveloppe de matière plastique plissée (polyane coloré). Elle forme un corridor aux lignes légèrement brisées, à l'intérieur duquel le spectateur traverse des images lacérées.
L'installation consiste en une construction précaire et fragile entièrement définie par une enveloppe de matière plastique plissée (polyane coloré). Elle forme un corridor aux lignes légèrement brisées, à l'intérieur duquel le spectateur traverse des images lacérées.
THIERRY GERME

«L'intime, le collectionneur derrière la porte», La Maison rouge, 2004, 2.200 m2.
Seize boîtes sans lien entre elles comme autant de «maisons». Chacune reproduit en taille réelle une pièce de l'habitation d'un collectionneur d'art pour permettre au visiteur de découvrir des lieux où il n'aurait jamais pu pénétrer.
Seize boîtes sans lien entre elles comme autant de «maisons». Chacune reproduit en taille réelle une pièce de l'habitation d'un collectionneur d'art pour permettre au visiteur de découvrir des lieux où il n'aurait jamais pu pénétrer.
ZAHA HADID ARCHITECTS

«Zaha Hadid Architektur», MAK, Vienne (Autriche), 2003, 950 m2.
Le dispositif scénographique regroupe plusieurs meubles et installations conçus par Zaha Hadid. On y retrouve le vocabulaire conceptuel de l'architecte, fait d'emphase et de courbes.
Le dispositif scénographique regroupe plusieurs meubles et installations conçus par Zaha Hadid. On y retrouve le vocabulaire conceptuel de l'architecte, fait d'emphase et de courbes.
TOYO ITO

«Toyo Ito Architetto», Basilica Palladiana, Vicence (Italie), 2001, 1.000 m2.
L'architecte a transformé un hall vide en une salle remplie de colonnes lumineuses (11 m de haut) qui structurent l'espace avec ses voiles transparents.
L'architecte a transformé un hall vide en une salle remplie de colonnes lumineuses (11 m de haut) qui structurent l'espace avec ses voiles transparents.
ERIC LAPIERRE

«Architecture du réel», Maison de l'architecture de Picardie, Amiens (France), 2006, 235 m2.
La scénographie de cette exposition itinérante devait être légère, facile à monter et démonter, et pouvoir s'adapter aux lieux les plus divers. Elle est donc constituée d'une série de pliants en aluminium auto-stables qui permettent de tendre des toiles imprimées, support d'informations.
La scénographie de cette exposition itinérante devait être légère, facile à monter et démonter, et pouvoir s'adapter aux lieux les plus divers. Elle est donc constituée d'une série de pliants en aluminium auto-stables qui permettent de tendre des toiles imprimées, support d'informations.
DANIEL LIBESKIND

«Beyond the wall, 26.36°», NAI, Rotterdam (Pays-Bas), 1997, 900 m2.
La scénographie tortueuse met en évidence le vocabulaire formel de l'architecte qui expose ici son travail.
La scénographie tortueuse met en évidence le vocabulaire formel de l'architecte qui expose ici son travail.
NOX

«Vision machine», Musée des Beaux-arts, Nantes (France), 2000, 1.050 m2.
La géométrie enveloppante du dispositif scénographique (contreplaqué et textile) souhaite impliquer le visiteur dans un mouvement qui change sa façon de regarder.
La géométrie enveloppante du dispositif scénographique (contreplaqué et textile) souhaite impliquer le visiteur dans un mouvement qui change sa façon de regarder.
RENZO PIANO BUILDING WORKSHOP

«Renzo Piano, un regard construit», Centre Pompidou, Paris (France), 2000, 1.500 m2.
Cette exposition rétrospective a marqué les esprits avec ses grandes tables suspendues par des câbles au plafond de la galerie sud du Centre Pompidou.
Cette exposition rétrospective a marqué les esprits avec ses grandes tables suspendues par des câbles au plafond de la galerie sud du Centre Pompidou.
MAURIZIO DI PUOLO

«Storie da un'eruzione : Pompei, Ercolano, Oplontis», Museo archeologico nationale, Naples (Italie), 2003, 2.000 m2.
La scénographie retranscrit la violence des destructions liées à l'éruption du Vésuve à travers de grands volumes en acier noir qui semblent émerger du sol, dessinant un parcours délibérément chaotique.
La scénographie retranscrit la violence des destructions liées à l'éruption du Vésuve à travers de grands volumes en acier noir qui semblent émerger du sol, dessinant un parcours délibérément chaotique.
SAUERBRUCH HUTTON ARCHITECTS

«Wysiwyg», Ras Gallery, Barcelone (Espagne), 2000, 78 m2.
Jeu de reflets colorés entre de légères tables miroirs, sur lesquelles les visiteurs sont invités à poser les yeux.
Jeu de reflets colorés entre de légères tables miroirs, sur lesquelles les visiteurs sont invités à poser les yeux.
SCANDURRA STUDIO

«Piero Portaluppi, linea errante nell'architettura del novecento», Triennale di Milano, Milan (Italie), 2004, 1.600 m2.
Etonnant parcours où les mots semblent frappés de gigantisme dans un univers blanc. La scénographie fait de l'art graphique son architecture.
Etonnant parcours où les mots semblent frappés de gigantisme dans un univers blanc. La scénographie fait de l'art graphique son architecture.
CATALOGUE DE L'EXPOSITION

«Scénographies d'architectes», sous la direction de Christine Desmoulins, critique d'architecture, Edition du Pavillon de l'Arsenal, bi-lingue français-anglais, 488 pages, 750 illustrations, format 19x30 cm, 38 euros.
