FILIÈRE BOIS. Pour tenter d'endiguer les importantes exportations de bois vers la Chine qui pénalisent le marché tricolore, l'Union de la coopération forestière française propose de sécuriser l'approvisionnement des scieries françaises en recourant à des contrats pluriannuels.

Une solution au manque de grumes de chênes ? Alors que la Fédération nationale du bois, représentant les scieries françaises, a tiré la sonnette d'alarme ces dernières semaines sur les importantes exportations de bois vers la Chine - en publiant notamment une pétition à ce sujet -, l'Union de la coopération forestière française (UCFF) propose une solution pour sécuriser l'approvisionnement en feuillus et résineux des industriels. Les 17 coopératives, regroupant elles-mêmes 113.000 producteurs qui commercialisent 7,2 millions de mètres cubes, suggèrent ainsi de recourir à des contrats pluriannuels, un système présenté comme "gagnant-gagnant" pour l'ensemble des acteurs de la filière dans la mesure où il arrête notamment les quantités, la qualité et les prix sur le long terme.

 

"Les coopératives forestières réalisent déjà plus de 70% de la commercialisation des bois de leurs adhérents par contrats d'approvisionnement, toutes essences confondues. Notre récolte annuelle de bois d'oeuvre de chêne s'élève à 220.000 m3, soit 10% du marché national", explique le président de l'UCFF, Bertrand Servois. Avant de détailler : "Ceux-ci sont déjà commercialisés par contrat d'approvisionnement avec les scieries françaises à hauteur de 40%. Forts de notre expérience dans la mise en oeuvre de cette contractualisation au prix du marché, nous sommes prêts à faire progresser ce chiffre et à dépasser les 50% dans un engagement mutuel gagnant-gagnant garantissant la transformation des grumes sur le territoire." La récolte et la commercialisation de bois opérées par l'UCFF représente 20% de la production de l'Hexagone.

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